vendredi, 11 avril 2008

[Hommage] Pierre

Pierre, tu ne le sais peut-être pas, à coup sûr tu dois même t’en foutre mais nous approchons du vingtième anniversaire de ta mort. Le jour de ton décès, le 18 avril, je m’en souviens très bien, j’avais un peu moins d’un an et j’ai repris deux fois de la bouillie de légumes Blédina. De ton côté, t’avais beau jeu d’avoir bouffé un tourteau pour faire un partout avec le crabe qui te broutait les bronches : dans les arrêts de jeux, le chancre crustacé t’a remis un but par surprise et tu t’es effondré sous les cris effarés de Thierry Gilardi, avec qui je te souhaite bien du bonheur s’il crie autant à la droite de Dieu qu’à la gauche de Jean-Michel Larqué — mais je compte sur Dieu pour lui mettre sa droite dans le nez, tant il est vrai que, comme tu le disais, le QI des commentateurs sportifs n’atteint que rarement leur température annale.

À cette heure-ci un membre de ma famille crève d’un cancer. Je viens d’apprendre que ses chances d’en sortir vivant étaient bien faibles mais depuis trois semaines je garde perpétuellement en tête toutes les magnifiques choses que tu as prononcées sur cette maladie, et je crois qu’elles m’aident à supporter la peur de le perdre.

Peu m’importe que la télévision, la radio et les journaux pensent un peu à toi pour les vingt ans de ta mort. Cela servira juste de prétexte pour permettre aux mécréants qui t’ignorent de découvrir autre chose de toi que ta bataille de boudins avec Daniel Prévost au Petit Rapporteur, si tant est que les grands médias aient les couilles de diffuser quelques uns de tes morceaux les plus savoureux.

Je dis ça car tu dois savoir qu’en ce moment, dans les médias comme partout en France, tout le monde se plaint qu’il n’y ait plus de vrais rebelles à la télévision. Et pourtant personne ne se bouge les fesses. Il faut dire que tu laisses un énorme trou que toutes les petites bites qui squattérisent nos écrans aujourd’hui ne pourront jamais combler.

Je sais, moi, qu’en cette période morose ton humour et ton intelligence plairaient à tout le monde. Mais on préfère estimer que personne ne les tolèrerait. Chacun de nous pense que les autres sont des pète-sec sans humour, parce que les médias nous ont convaincus qu’ils ne pouvaient pas tout dire s’ils ne voulaient choquer personne. Tu es dramatiquement absent des top 50 du Rire que nous propose régulièrement TF1 pour décider arbitrairement de qui est le comique des Français. Mais il est vrai qu’au fond tu n’étais pas tellement un comique. Et je dois reconnaître que moins TF1 parle de toi, mieux je me porte : lorsque j’ai lu que tu ne supportais pas la canonisation unanime de Coluche, je me suis tellement reconnu que je ne voudrais pas, aujourd’hui, te voir canonisé à ton tour avec toutes les assertions poncificales du genre le masque du clown pour masquer la blessure profonde. Tu avais d’ailleurs parfaitement ironisé sur cette manie lorsque tu avais introduit un spectacle par la question de savoir si tu devais pousser, je te cite, une longue plainte déchirante pudiquement cachée sous la morsure cinglante de ton humour ravageur.

Ton plus grand malheur est d’avoir, lors d’un fameux réquisitoire contre Jean-Marie Le Pen, qui est toujours vivant, pas comme toi, prononcé cette phrase : on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui. Aujourd’hui elle est souvent citée comme un dicton populaire, et je sais que tu adorais tancer les dictons populaires, tu les as maintes fois parodiés. Cette phrase, généralement mal interprétée, devrait permettre de rire de tous les sujets, sauf dans des conditions exceptionnelles. Mais le plus souvent, elle sert à ne rire de rien dans toutes les conditions. De fait, il se trouve toujours quelqu’un pour ne pas rire de tout, il y a toujours des mécontents. Dès que tu veux rire de la Shoah, tout le monde te tombe dessus à bras raccourcis. Tu le sais bien, toi qui as subi, suite à quelques blagues sur les chambres à gaz, les foudres de cuistres nazifiants ne supportant pas que tu rappelles à notre mémoire leur cuisant échec.

A propos de nazis, je te tutoie parce que je te connais depuis plus de cinq ans maintenant. Ne t’inquiète pas, je n’en suis pas à t’appeler Pierrot en te tapant dans le dos — de toute façon tu n’es pas à côté de moi. Je me souviens qu’à l’époque où je t’ai découvert j’étais adolescent, tu sais cette période de la vie que tu as si bien su décrire à plusieurs reprises surtout lorsque tu as dit, un jour, que si l’humanité est un cafard, alors la jeunesse est son ver blanc — surtout que les jeunes sont bel et bien des larves, y a qu’à les voir en fac de lettres, ils consacrent toute leur énergie à rien foutre. À cet âge, 15 ans, j’aurais pu écrire un journal intime mais lorsque j’ai découvert tes écrits, j’ai compris que tu l’avais écrit pour moi.

Au-dessus de mon bureau, il y a une photo de toi dans un article de Marianne rappelant tes faits d’armes au Tribunal des Flagrants Délires. Tes yeux fusillent l’objectif et lorsque je lève les miens vers cette image, c’est pour savoir ce que tu penses de ce que je fais. Desproges aurait-il validé ce que je viens d’écrire ? C’est la seule question que je me pose lorsque ma seule certitude est d’être dans le doute — désolé de te paraphraser.

Je sais que tu honnissais le rock mais permets moi de reprendre à mon compte ces phrases chantées par Lou Reed dans la chanson My House, peut-être sa plus émouvante, en hommage à son pygmalion, Delmore Schwartz, qui lui aussi honnissait le rock d’ailleurs. A Delmore Schwartz, Lou Reed déclare :

Delmore, tout ton humour me manque ; toutes tes blagues, et toutes ces choses brillantes que tu disais me manquent.

Sorti du contexte, et traduit comme ça, ça n’est pas fabuleux mais je ne doute pas qu’un jour tu veuilles bien prêter l’oreille à ce morceau.

Pierre, laisse-moi donc te le dire, avec tout le respect que je te dois : tout ton humour me manque ; et toutes tes blagues et toutes les choses brillantes que tu disais me manquent également.

Pierre, tu sais, on ne va pas très loin avec une dizaine de bouquins de toi. On les lit, on les relit, on ne s’en lasse jamais mais on voudrait connaître ton avis sur les chômeurs, les pédophiles et les consanguins du Nord, sur Nadine Morano, sur la télé-réalité, sur le décret antitabac, toutes ces choses là.

Donc si tu pouvais m’envoyer de là-haut toutes les réflexions que tu te fais et que tu racontes à Dieu pour le faire marrer le soir en picolant du Bordeaux, ça m’arrangerait. Tu connais mon adresse, y a qu’à lire dans mes pensées, mais si tu veux m’envoyer ça maintenant tu peux, et si ça me tombe sur le coin de la gueule je pourrai annoncer fièrement : Pierre Desproges a frappé un grand coup.

J’attends. Et si tu ne m’envoies rien, alors cela signifiera qu’il y a bien, quoiqu’on en dise, quelque chose de pourri dans ce royaume.

mardi, 08 avril 2008

Parasite Man

Depuis quelques années, une véritable plaie hante les rayons livres des Fnac de France et de Navarre. Non, pas ces clients se ramenant toujours avec des poussettes pleines de rescapés des méthodes contraceptives, ou ceux qui téléphonent en racontant tout fort leur vie minable. Nous parlons des squatters, qui choisissent une pile de livres et vont s'installer dans un coin pour les lire tranquillement et en toute impunité.

Tel un banc de moules accrochées à un poteau, ils sont là, glandant, parasitant, et se montrant d'une totale incorrection. Vous remarquerez que ce sont presque toujours des fans de mangas qui font ça. Plus rarement, on assiste au même spectacle aux rayons sport ou astrologie, sans oublier les amateurs de Harry Potter... Bref !

Alors, que cela ne soit qu'un aspect supplémentaire de la mauvaise éducation des Français dès que quelque chose est gratuit, passe encore. On est habitué. Regardez les comportements de certains dans les buffets à volonté, reprenant pour la huitième fois consécutive des crevettes, bien qu'ils soient totalement repus. Ils se remplissent pour le mois. Mais le pire vient de la Fnac elle-même, qui encourage ce genre d'attitude grossière. À la Fnac de la Rue de la République, on leur a installé des sortes de reposoirs en bois sur les murs pour faciliter leur confort de lecture et préserver leurs petits dos fragiles. On rêve ! L'allée des BD est presque infranchissable à cause de ça. Chercher un titre de manga dans cette assemblée de boulets relève de l'exploit. On les dérange même parfois. A quand les transats, les lampes à bronzer et des loufiats leur apportant de rafraîchissantes tournées de daiquiris gratuites ?

Bien sûr, le client a le droit de feuilleter le bouquin avant l'achat, d'ailleurs un exemplaire de démonstration est presque toujours disponible. Mais de là à s'installer et à lire tout le bouquin et ses suites, non. En plus, eux n'achètent jamais rien évidemment. Les plus mal élevées de ces ventouses humaines n'hésitent pas à s'asseoir dans un coin de l'escalator avec, à côté d'eux, une pile d'au moins 60cm de haut de manga. Leur journée sera bien remplie, pour une fois...

Ne vous étonnez pas ensuite, si vous achetez une BD ou un manga à la Fnac, d'y trouver des chapitres cornés voire abîmés, des traces de doigts ou de maquillage, quelques marque-pages capillaires bien graisseux, sans parler de feuilles collées par des postillons inconsidérés à cause d'un gag qui fit rire notre acarien de service, parce que l'humour, quand c'est drôle, ça le fait marrer... Amusant de voir la Fnac s'équiper à prix d'or de gros gorilles afin de coincer les éventuels chapardeurs à la sortie du magasin, alors qu'il y a du ménage à faire deux étages plus haut.

Mine de rien, ces miteux apprennent bien plus en restant affalés sur la rase moquette de la Fnac, à lire tranquillement le dernier Naruto, plutôt que de se choper de la corne au cul sur les bancs d'une école pourrie à écouter les explications d'un prof tout juste convaincu de ce qu'il enseigne. Ils découvrent les plaisirs de la paresse et de l'oisiveté bienheureuse, pendant que les autres s'usent la santé à travailler afin de faire tourner la machine jusqu'à ce que mort s'en suive, et c'est si reposant. Ils y prennent goût et cela leur donne à un moment ou à un autre l'idée du métier qu'ils voudront exercer plus tard. Un soir, après avoir enfin eu l'illumination, ils rentreront chez eux et diront à leurs parents, avec une forte motivation dans la voix : "Plus tard, je serai fonctionnaire !"

Vous êtes SDF ? Vous rêvez d'un endroit confortable et chauffé ? Oubliez votre grille de métro bruyante et nauséabonde, et courrez à la Fnac la plus proche ! C'est calme, il y a de la lecture gratuite, de la compagnie, et personne ne viendra vous demander vos papiers. Nocturne le jeudi et vendredi inclus...

dimanche, 06 avril 2008

[Portrait] Le blogueur

Les nouvelles trouvailles technologiques nous permettent chaque année de repousser un peu plus les limites de bêtise humaine. Il y a en ce moment les baladeur mp3 que l'on porte autour du cou. Les vaches ont une cloche, les bœufs un lecteur mp3, avec dedans 99,9% de contenu illégalement téléchargé... Mais il y a bien pire que ça.

Quand Internet explosa vers 1998/99, il était de mise de créer sa propre page perso, racontant sa vie avec de nombreuses photos illustrant son bonheur familial (marié par dépit, deux gosses qu'on a pas réellement voulus...), sa réussite (enfin un CDI et 1000€ par mois net, il va pouvoir se lancer dans trente ans de crédit pour une cage à lapin plantée dans un champ de patates...) ou ses orgasmes en direct pour les plus coquins. Maintenant que ces fameuses pages persos au code bancal, truffées de fautes, de gifs animés, de couleurs baveuses et dont le compteur n'a jamais dépassé plus de deux chiffres en cinq ans (seuls les Japonais produisent encore, et avec le plus grand sérieux, des sites sous cette forme), ont rejoint la panoplie du parfait ringard, il fallait trouver quelque chose de mieux pour inaugurer ce nouveau millénaire. C'est chose faite : voici le blog.

Véritable phénomène de société, ce qui nous démontre une fois de plus à quel point nous sommes malades et névrosés, les blogs sont des journaux intimes virtuels, mais publics cette fois-ci. Et oui, avant, les journaux intimes à l'ancienne se tenaient sur un carnet de papier. Les nunuches solitaires étaient leurs plus grosses clientes. Jour après jour, se mettant en mode < CALIMERO ON >, notre future maniaco-dépressive couchait sur son papier bleu ciel, à l'encre sentant la framboise, ses angoisses existentielles (« Bouh, que vais-je avoir comme cadeau pour mon anniversaire ? »), ses nombreux films faits sur un garçon vu de très loin (« il m'a parlé aujourd'hui !!! Il m'a dit: « Pousse-toi! », je suis sure qu'il veut qu'on couche ensemble tous les deux, hi hi hi! »), ses découvertes du sexe (« avec trois doigts, c'est encore meilleur ! ^^; »), quelques poèmes merdeux et autres collages de photos de chanteurs à la mode découpées fébrilement dans un Ok-Podium. Elle fermait ensuite à clé ce confident muet puis le planquait sous son lit, priant inconsciemment que sa mère ne le découvre un de ces jours en passant l'aspirateur dans sa chambre au papier peint dégoulinant de motifs roses. C'était grotesque, mais personne n'en entendait jamais parler. Le mot intime prenait tout son sens. Terminée la pudeur désormais ! Les blogs ont un grand point commun avec la télé réalité : le déballage de la vie privée devant tout le monde ! Le principe n'a tout de même pas trop changé: journal intime de papier ou blog virtuel sur le web, c'est le même appel au secours qui s'en dégage. La solitude, le besoin de parler, d'exister, de se confier et le manque de communication en général, se soignent à coup de blog de nos jours.

Les blogueurs se livrent intégralement. Leur prose est une sorte de miroir de leur âme. En les lisant, on comprend de suite à quel point ils se font chier dans la vie. Il s'en dégage un incroyable sentiment de vide, de gâchis, de perte de temps. Un trou noir abyssal qui vous aspire le cerveau. Ils ne sont rien, il ne se passe rien dans leur quotidien mais ils tiennent tout de même à le faire savoir au reste de la planète ! Une raconte ses derniers achats en fringues ou maquillage, l'autre affiche ses dessins moches que personne ne voudra jamais ; un utilisateur lambda expose les photos de ses amis qu'il voit tous les jours à la fac, untel raconte ses rêves faits pendant la nuit... La même réflexion revient à la lecture de ces vortex virtuels : « Mais qu'est-ce qu'on en a à foutre ???? ». Quand on a rien à dire, on devrait fermer sa gueule, disait Coluche. Si ce judicieux conseil était appliqué à la lettre, les blogs n'existeraient pas, et ça nous ferait des vacances. Peut-être que cela nous priverait aussi de quelques nombreux fous rire et autres sentiments de pitié devenus si rares dans notre société insensible.

Pour meubler les pixels vides entre deux phrases aux fautes indescriptibles, nos blogueurs adorent poster des photos prises avec leur numérique reçu à Noël. On flashe tout : la portée de clébards fraîchement nés, la chambre, un goûter minable entre loseuses, le panneau de publicité municipal en face sous la neige, certaines vont même jusqu'à prendre en photo ce qui passe à la télé. 20 ans de technologie numérique pour en arriver là...
Qui est le public de notre blogueur ? Lui-même déjà, c'est lui qui fait le plus tourner son compteur en se rendant des dizaines de fois par jour sur son blog afin d'y lire d'éventuels commentaires. Ensuite, son entourage le plus proche. Ses rares amis de classe, sa famille, et basta ! On tourne sur moins de 10 personnes et les commentaires ne sont que des private jokes à deux balles... Fascinant!

Le blog ne dure pas bien longtemps, moins d'un an en moyenne. Il est très vite abandonné par manque d'envie. L'excitation de la nouveauté s'est émoussée et puis surtout, écrire, même en SMS, c'est chiant pour notre blogueur. Il préfère nettement causer dans son téléphone. Celui qui inventera les blogs vocaux sur portable fera fortune auprès des cons. Parfois, il l'abandonne brutalement et kille le compte après avoir lu des commentaires sévères sur sa non-existence et/ou ses dents jaunes. Il expose sa vie sur la place publique mais espère secrètement que personne ne la lira...
Le seul désavantage majeur des blogs classiques est le manque de choix de polices de caractère. Avec de l'Arial ou du Verdana, les pauvres filles ne peuvent pas faire de petits ronds, voire même de petits cœurs, sur les i comme elles ont l'habitude de le faire depuis toujours dans leurs rédactions. Qu'importe ! un lien menant au trailer du prochain Walt Di$ney ou le site officiel d'Harry Potter et la connerie humaine refait de nouveau surface. Chassez le naturel...

Les blogs les plus hallucinants sont chez Skyblog, une filiale de Skyrock. Il était clair que vu la provenance, la clientèle n'allait pas être des prix Nobel. Skyrock participe activement depuis quelques années, et avec succès, à la lobotomisation de la jeunesse d'aujourd'hui. Les parents-beaufs regardent TF1, leurs gamins-beaufs écoutent Skyrock. Des holocaustes quotidiens de neurones...
On trouve chez eux le plus incroyable ramassis de dégénérés de la nouvelle génération revendiquant haut et fort leur inculture crasse. Skyblog est la poubelle virtuelle de la jeune génération : pleine de déchets nauséabonds et non recyclables. Au cours de nos pérégrinations, jamais nous avons vu, pour l'instant, un Skyblog intelligent, avec du fond et une bonne maîtrise du français de la part de son créateur, jamais (et c'est pour cela que nous sommes certains, malgré nos comptes skyblogs, à vouloir changer la donne.. le public n'est malheureusement pas forcément prêt à lire des choses intéressantes ou instructives, visiblement) ! Admirez la finesse des slogans de leurs bannières de pub pour des services téléphoniques surtaxés: « T'as envie de choper ? », « Micro-pénis, poitrine trop plate, tu te trouves mal foutu(e), qu'en pensent les autres ? », « T'es pudique ou exhibo ? », « T'es premier(e) de la classe et personne te parle ? »... Pour Skyrock, avoir de la culture est une honte. Ça doit même être un critère de non sélection pour devenir animateur chez eux quand on les entend le matin... Génération d'abrutis et également de voleurs puisque neuf fois sur dix, les articles postés sur les Skyblogs sont des copier-coller effectués sans accord et venant de portails et autres sites originaux. De toute façon, avec Skyrock, qui est la radio du rap, les voleurs ne pouvaient pas être bien loin...

Paradoxe total ! Le blog est fait pour raconter sa vie mais ceux qui en tiennent un n'en ont pas du tout. Quant aux autres qui en ont une, ils n'ont pas le temps de la déballer car trop occupés à la vivre.

vendredi, 04 avril 2008

[Fiction] Lettre à une amie...

Elle était partie. Elle avait quitté le pays. Elle avait fuit, emportant avec elle ses regrets inavoués et ses peurs intestines. Son rêve était de travailler à l'étranger. Elle ne cessait de répéter qu'elle voulait partir, voir le monde. Elle ne cessait de répéter tout un tas de choses, de leçons de vie, parfois évidentes, parfois sans queue ni tête, souvent convenues.
Elle se plaisait, cela se voyait. Elle décelait en elle ce potentiel qui l'animait, et la faisait chavirer. Elle se contorsionnait pour parvenir à s'aimer. Quitte à se méprendre et se désaimer. Elle avait réussi là où beaucoup abandonnent en cours de route pour se laisser soi même au bord de la route et regarder la route défiler. Elle, elle avait trouvé le moyen d'aller au-delà des simples mensonges que l'on se fait pour égayer sa vie ou minimiser ses démons. Elle était parvenue à faire siens, à se créer une armure caparaçonnée de tous ses méfaits et mauvaises pensées, les avait agencés dans un ordre collant à la perfection à des théories comportementalistes tolérantes et les avait mêlés en symbiose parfaite avec son propos racoleur et polyvalent.

Aujourd'hui j'avais décidé de lui écrire. Une lettre. Une longue lettre monologuée, une lettre où je lui parlerais sans que son sourire ou sa science m'interrompe systématiquement et me fasse perdre le contrôle de mon argumentaire. Je serais seul, et je lui dirais ce que je veux.

Cette lettre, elle aurait commencé simplement. Comme toutes les lettres.


« Chère Sabrina,
Finalement tu t'en es allée. Loin de moi. Loin de nous. Loin de tout le monde, et même loin de toi. Tu as décidé de tout quitter et de partir t'installer ailleurs. Tu y es désormais. Et tu es toute seule. Tu ne peux qu'être face à toi-même, et face à ce visage qui doit te paraître si étranger et si creux.
Tu es dans une grande ville, une ville froide. Elle va t'aider à refroidir encore un peu ton coeur, que tu t'es déjà appliquée à congeler. »


Cette fille, cette amie à moi avait décidé que jamais elle ne regretterait quoi que ce soit. De toute sa vie. Et elle s'y tenait. Quand on lui posait des questions, sur elle, ses désirs, son avenir, elle disait toujours qu'elle ne regrettait pas, que jamais elle n'avait de remords.
Elle avait bien trop souffert avec un connard. Six ans. Six ans ensemble, dont plus de la moitié à tenir sans se voir la semaine et se retrouver le week-end. Un jeune con, jaloux, possessif, maigre et donc mal foutu. Elle racontait cette petite histoire, énonçait ce court résumé comme si rien n'était. Elle avait fait de ce slogan son credo.


« Tu dois être heureuse là où tu es. Mais je me demande quand même parfois comment tu fais, justement, quand tu es face à cette glace qui ne reflète que toi dans ton appartement vide, ou juste rempli du mec de ta nuit. Je me de mande bien comment tu parviens à continuer de te mentir aussi loin. »


Elle était toujours occupée cette fille. Connectée sur internet, à parler à droite à gauche, à sortir aussi, se promener, aller en boite, ailleurs, avec ses nombreux amis.
Elle ne me parlait jamais de ses mecs. Pas tant qu'elle était avec. Cela signifie qu'elle m'en parlait tout de même assez souvent. Elle changeait régulièrement. Untel était un gamin, tel autre était protestant pratiquant, mais il l'avait baisée quand même. Un autre était d'abord très costaud, puis très con. Et au-delà de changer de tampon humain, elle ressentait le besoin de créer une sorte d'ambiance malsaine. Sans regret, elle baisait. Sans regret, elle draguait, jouait de sa langue, et sans regret, elle jetait sa machine à foutre comme une poire trop mure, et pas assez à son goût, ivre de possession.


« Pourtant personne ne te regarde. Alors au moins une fois, entre deux élucubrations sur une vie sans regret, accepte que des larmes coulent de tes yeux et réveillent ta vue endormie par tant de sarcasme. Comprends que la femme n'a pas le pouvoir absolu. Un pouvoir absolu nécessite une intelligence hors du commun. Un sens de l'analyse fin et développé. La femme que tu crois être est une puissante machine de domination, un sceptre sur lequel repose tout un amoncellement d'institutions que tu peux dominer de ton vagin. Et la femme que tu es n'est restée que cette victime de son succès auprès des hommes, et plus particulièrement à ton besoin de te sentir aimée.

Les hommes sont des crevards bouffés par leur besoin de virilité, lui-même causé par un trop plein de rayons cathodiques. Et tu n'es que le moyen d'assouvissement de ce besoin. Tu es la chèvre de monsieur Seguin, le film porno de la semaine, mais version taille réelle. Tu penses mener à la baguette toutes ces braguettes par le simple pouvoir de ton intelligence. Mais tu ne domines que la bestialité enfantine et débile de chacun de ceux que tu as amenés à se déverser en toi. Tu juges que toi seule, du haut de ta poitrine rétrécie, es capable de contrôler ta vie par la domination des autres. Tu renverses toute entière l'échelle pré établie pour le compte de ton ambition. Tu ne te retournes même pas pour voir ce qu'il en a été réellement. »


Elle était du genre jolie, malgré quelques défauts dé féminisants. Elle était menue, mais bien proportionnée. De grands yeux sombres et profonds, dont la mise en abîme était rehaussée par une pointe d'artificialité, qu'elle ne quittait d'ailleurs jamais. Une poitrine en apparence ferme, et une bouche bien rembourrée, pulpeuse, et de petites dents.
Mais elle avait ce ton qui ne lui seyait pas du tout. Ce ton qu'emploient les déshérités qui cherchent par la force à assurer leur égalité. Le ton du paumé agressif. Elle détestait qu'on lui fasse remarquer et elle se braquait quand on disait que ça faisait vulgaire. Même après des heures de discussion, elle ne changeait pas. Sa vie était ainsi faite, on ne la changerait pas, elle était entière, son passé faisait sa force d'aujourd'hui, elle ne regrettait rien. Son avenir se devait d'être radieux, même s'il la faisait flipper devant tous les trous d'inconnu qui s'amoncelaient.
Elle s'escrimait à ne paraître qu'excitée quant à son départ vers l'Orient. Et elle s'est retrouvée très désappointée lorsque tout est tombé à l'eau.
Elle ne savait plus ce qu'elle allait faire. Elle était paniquée. Elle allait chez des gens pour se changer les idées, en boite, au lit.


« Tu disais assumer ne penser qu'à toi et vouloir que tout tourne autour de toi, ton plaisir, et ta volupté. Tu voulais être la reine, être la seule visible, et toujours gagner. Tu étais dans une éternelle compétition avec toi-même et avec la terre entière. Tu voulais être au dessus du lot. Et forcément, toutes les petites tracasseries de la vie te démontaient. Ton plan à l'étranger t'a fait pleurer et te refermer.

Un peu comme lorsque l'on s'est rencontré. Je t'ai pris sous mon aile. Tu as découvert toutes les astuces et ficelles du métier, tu n'étais pas seule, tu étais épaulée, on t'avait accueillie. Comme une princesse. J'étais pour toi le mec libre et bien foutu et plutôt sympa. Mais je n'étais pas libre à cette époque. Tu t'étais attachée avec le temps, d'une manière que tu ne savais pas expliquer, parce que ça t'aurait fait trop de mal.
Moi j'étais fidèle. »


Puis mon histoire s'est terminée. Plus ou moins mal, comme chacun sait autour de nous. Seul, je déambulais dans les méandres de mon cerveau, cherchant par tous les chemins à éviter de tomber sur mes pensées. J'errais, et me satisfaisais de simples choses.


« Tu ne voulais pas spécialement de moi. Tu aurais bien voulu que je te baise, que je lâche ma copine, que je te baise, comme un homme. Mais tu voulais quelqu'un de principes. Et c'est ce que je suis. Du coup, en toute logique, je ne pouvais vouloir de toi. A la rigueur, un soir de pleine lune ou de sècheresse, j'aurais couché avec toi, juste pour voir si tous tes prétendants t'ont donné un peu d'expérience ou si, même dans ce domaine, tu étais restée juchée à la cime de tes prétentions.
Et je ne t'ai plus intéressée. Car j'étais seul. Et qu'il n'y avait plus aucun challenge, plus aucune vie à briser. J'ai pu savoir que tu avais secrètement confessé, à l'aide d'alcool et de joints graisseux, que tu aurais aimé que je me sépare, pour toi.
Une pointe de regret ? Du ressenti ?
Je ne pense pas, tu es restée la même, tu n'as même pas été capable d'aller jusqu'à assumer ce côté que tu tentais désespérément de masquer en t'autocritiquant.

Tu avais voulu prendre un pouvoir que tu n'as jamais su comprendre, ni maîtriser. Sans demi mesure, tu as assouvi tes pulsions et plus encore, arguant au même désespoir que les hommes vides et sans intérêt. Tu prenais ton pied et juste après tes cliques et tes claques. Tu agissais librement disais-tu, et pour te défendre, tu lançais à qui voulait l'entendre, mais pas trop fort, que tu étais une salope.

Je te rassure. Tu es bel et bien une salope, bien que tu ne saches pas réellement ce que ça signifie. Et j'ai poussé le vice à faire semblant pour voir jusqu'où tu pouvais aller.

Tu n'aurais jamais réussi à me faire quitter qui que ce soit, surtout pour fourrer un vagin usé et sans énergie. Tu es bien loin désormais. Et peut-être que face à ton foutu miroir, il t'arrive de pleurer, entre deux joints qui t'éloignent de ton misérable univers cérébral. »



Et je me pose encore la question de savoir si oui ou non, je lui envoie cette lettre...

lundi, 31 mars 2008

[Pratique] Apprenez la guitare avec Panou - Parties V, VI, et Conclusion

V. Les Enchaînements Types

Une fois passé le cap de la découverte des accords, le tout est d'arriver à les enchaîner correctement de manière à reproduire des formules harmoniques simples qui, chez de nombreux artistes, sont basées le plus souvent sur le nombre d'or. Il est important de bien réaliser à quel point le choix de ces enchaînements vous permettra de briller en société en lançant quelque mélopée astucieusement choisie dans la discothèque idéale de l'inconscient collectif à n'importe quel moment d'une soirée amicale.
« L'important n'est pas de jouer beaucoup d'accords mais de choisir les bons... » Ghislain des Tambours du Bronx.
Voici donc pour vous ici révélés quelques uns de ces enchaînements types :

- En premier lieu, des enchaînement célèbres du showbiz :

Si-Si (impératrice)

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Re-Mi sans Fa-Mi

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La-Si (le chien)

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Fa-Do

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- Ensuite, notons que le football a beaucoup fait pour les enchaînements autour du Mi :

Mido

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Milla

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VI. L'Esbroufe

Nous voici arrivés au chapitre le plus important de cet exposé. Rien de tout ce qui a été énoncé auparavant n'aura effet si vous n'appliquez pas en parallèle les conseils fondamentaux sur la guitare qui vont suivre.
Sachez bien ceci si vous ne deviez retenir qu'une chose : la guitare, c'est que d'la gueule. Pour paraître un tant soit peu crédible quand on joue de la guitare à n'importe quel niveau, il faut connaître les attitudes, les gestes, les phrases, les habits qu'il faut adopter pour faire classe : c'est l'Esbroufe.
Fini les « Ce morceau, il est trop difficile pour moi, j'y arriverai jamais... », à bas les « Merde, j'ai fait une fausse note ! », sus aux « Maman, Maman, j'ai un concert samedi, faut vite que j'travaille ma guitare ! ». Voyons quelques éléments qui vous permettront d'oublier toutes ces tracasseries futiles.

- Le Look

Oubliez complètement les fondamentaux sur l'habillage que votre mère vous a inculqués depuis votre tendre enfance. Devenez un objet de désir en ouvrant par exemple votre chemise d'un ou deux boutons supplémentaires, en arborant au besoin une chaîne en métal précieux, n'ayez plus peur de prendre un pantalon quelques tailles en dessous au niveau des hanches et quelques tailles au dessus sur le plan de la longueur (notez que dans le cas des jeunes, vous pouvez complètement laisser tomber votre pantalon de manière à faire apparaître votre caleçon-shorty Calvin Klein. Attention, ça ne marche pas du tout avec les slips kangourous blancs).
Jouez le mystère en cachant vos yeux derrière une paire de lunettes noires quels que soient le temps ou l'éclairage.
Il est également impératif pour être un musicien crédible de se mettre à fumer, même si c'est pour crapoter des Royale menthol, pourquoi pas des cigarettes de drogue mais ça revient nettement plus cher.

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- L'Attitude et les Gestes

Vous n'êtes plus n'importe qui : vous êtes musicien. C'est à dire que vous avez le pouvoir, la gloire, les femmes (l'argent, c'est différent, y'a pas mal de problèmes avec le changement de statut des intermittents et tout, mais ce n'est pas le sujet de toute façon). Donc, il faut que vous soyez désagréable, pédant, et que vous preniez un air tourmenté en permanence. En effet, imagineriez-vous Tom Yorke, le chanteur de Radiohead vous faire la bise en rigolant et en vous racontant qu'il a marché dans une merde de chien le matin même. Réponse : non. Ne soyez pas bons-hommes, vous vivez désormais dans votre monde et vous savez que les gens qui ne comprennent pas votre musique, votre art devrais-je dire, ne sont que de la crotte d'agneau.
Il est temps cependant de passer à l'acte car la foule, si petite soit elle (2 dames peuvent être une foule si elle sont accompagnées de 3 rois), vous réclame un morceau.
Après vous être fait prier un bon moment, choisissez l'endroit idéal. S'il est évident qu'il s'agit de la scène et des spotlights lors d'un concert, le choix est beaucoup plus subtil si vous êtes dans l'appartement du copain d'un copain. Recherchez un endroit où tout le monde puisse vous voir et vous entendre, qui soit joliment éclairé (lumière tamisée qui masque l'énorme point noir sur le coin du nez) et assez près des boissons comme le canapé par exemple.
Là, saisissez-vous nonchalamment d'une guitare et pendant que les filles viennent s'asseoir autour de vous (je dis « fille » car il est vrai que l'esbroufe à la guitare est une science à 98 % masculine), faites semblant de vous accorder en marmonnant quelques excuses rapport au froid et aux doigts engourdis mais nous y reviendrons dans le paragraphe suivant.
Le spectacle commence : grattez volontairement les 2 ou 3 accords que vous aurez pu apprendre en fermant les yeux (même si vous avez les lunettes de soleil), secouez la guitare en suivant plus ou moins le rythme de la chanson et -secret des secrets- couvrez au maximum le son de la guitare en poussant des cris ou des borborygmes bruyants comme « Yeah », « Allez », « C'mon », et même des « Awaguédoufoy » (plus risqués). Certains guitaristes tentent de couvrir le son malhabile voire franchement faux de la guitare en chantant par dessus mais c'est un exercice risqué. Il vaut mieux dans ce cas se lancer dans une sorte de solo en plaçant la main gauche au milieu du manche, en tirant fortement sur les cordes et en psalmodiant des « Wouh » énergiques avec une voix efféminée.

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Quand vous interprétez des chansons, il est très important de vous mettre dans la peau du personnage de la chanson que vous êtes en train d'interpréter, tout en respectant les principes sus-énoncés de l'esbroufe :

- Pour « Le petit ourson »

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- Pour « Pas de bras » (je ne sais pas si cette chanson existe, mais ça vous donne une idée)

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- Pour « Anti-social »

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- Les Excuses

A partir de maintenant, vous avez toujours raison. Quoi que l'on vous dise, répondez n'importe quoi mais avec un aplomb déconcertant et en ayant l'air infiniment convaincu de ce que vous avancez. En effet, comme vous devenez la star du moment, un tas de questions vont fuser : « T'as un groupe ? », « C'est pas trop dur d'apprendre la guitare ? », « Qu'es-ce que tu penses du dernier Lorie ? ». Soyez flous et distants dans vos réponses pour entretenir la magie : « J'avais un groupe mais j'ai préféré arrêter avant... », « J'ai pas vraiment appris la guitare, c'est plutôt elle qui m'a apprivoisé... », « Lorie, c'est d'la merde »(d'une manière générale, dénigrez tous les styles de musique que vous êtes incapables de jouer à la guitare).
Ensuite, abordons les moments où le public pourrait émettre une quelconque réserve quant à votre talent pur :
- Il n'y a plus de fausses notes mais des « harmonies modernes »
- Il n'y a plus de trous de mémoire dans la partition mais des « respirations musicales »
- Il n'y a plus d'erreurs rythmiques mais des « breaks freejazz » ou des « mesures à 3, 5 temps »
- Il n'y a plus de morceaux moches mais des « chansons qu'il faut voir sur scène pour les apprécier vraiment » ou des « chansons qu'il faut écouter sur disque » (si vous êtes sur scène)

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N'hésitez pas non plus à répondre ou même déclamer sans qu'on vous le demande des phrases à forte valeur symbolique, que ni le commun des mortels, ni vous-même d'ailleurs, ne puissiez complètement expliquer :

- La musique n'est ni rouge, ni bleue, elle est plutôt le contraire...
- Jouer, c'est monter pour mourir comme l'aigle et renaître descendre comme le phénix...
- L'instrument mais la musique dit toujours la vérité...



VII. Pour conclure

Nous avons tenté de débroussailler ensemble quelques uns des travers que vous rencontrerez en vous frottant au monde merveilleux de la guitare mais rien ne vaut bien-sûr l'apprentissage par la pratique, devant des vrais gens puisque tout le propos que nous avons tenu se dirigeait uniquement dans ce sens dans la mesure où l' Esbroufe par exemple ne présente un intérêt que très limité si l'on reste tout seul chez soi.
Je vous souhaite donc un apprentissage pavé de joies et de rencontres dans le monde merveilleux de la musique.



L'auteur tient à remercier Pierrick, son poto, qui s'est prêté au petit jeu des photos avec joie et sensualité... RrrRr, grand fou va !


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