vendredi, 25 avril 2008

[Fiction] Révélation

Je viens de me réveiller. Je suis debout, présent, les yeux ouverts, et ce, depuis plusieurs jours. Mais ce n'est que maintenant que je me réveille. Face à la glace de la salle de bains. Le grand miroir qui permet de se contempler, même depuis la baignoire. C'est ma femme qui a voulu ça. Une grande glace dans laquelle on pourrait se voir pendant qu'on fait l'amour. Alors j'ai fait en sorte qu'elle l'obtienne. Même si je trouve glauque de me regarder. Elle, ça l'excitait. Et je suis assis sur le rebord de cette magnifique baignoire à bulles marbrée et dorée, large et spacieuse. Dans mon jean sale. Taché de mon urine. Sali de ma transpiration, de mon sang, de ma crasse, de mes peurs et mon angoisse profonde, du pus de mes boutons de stress, de ma saleté de ne pas m'être lavé depuis ces jours et ces nuits qui viennent de passer sans m'en rendre compte. Je ne sais même plus depuis combien de temps je suis enfermé là dedans. Plus personne n'est ici.


J'ai une femme. Une femme et un enfant. Un garçon. Un petit garçon. Et ils sont tous les deux absents. Ils sont partis. Elle a essayé de me résonner, de m'engueuler. Elle m'a hurlé de sortir de cette foutue salle de bains, de la laisser aller pisser, se laver, laisser le gosse se brosser les dents, les laisser avoir une vie normale. J'ai fait la sourde oreille, et j'ai déplacé l'armoire moderne blanche devant la porte. Juste au cas où. Elle a envoyé notre fils chez sa grand-mère quelques jours, le temps que je me calme m'a-t-elle avoué au travers de la porte et de l'armoire un soir tranquille. Pendant que je restais sur ce carrelage qui était de moins en moins brillant, se recouvrant peu à peu de traces marron, grisâtres, que les joints noircissaient et que l'atmosphère s'épaississait à cause du manque d'air, je l'ai entendue pleurer de ne pas comprendre ce qui se passait. Je l'ai entendue casser des assiettes, y compris ce service en porcelaine, cadeau de mariage que j'avais toujours détesté sans m'en rendre compte. Je l'ai également entendue s'arracher les ongles en griffant la porte derrière laquelle j'étais enfermé. Elle n'avait aucune idée de ce qui me prenait, de pourquoi d'un coup, j'avais agi de la sorte. Elle a longtemps parlé seule, pleine d'un désespoir atroce, assise ou allongée derrière la porte, dans ce grand couloir au parquet ancien. En robe de chambre, elle avait cessé de se changer, de manger. Elle pleurait tout le temps. Parfois en reniflant discrètement, parfois prise d'une rage folle pendant laquelle elle m'insultait de n'être qu'un con, et autres mots à la fois pires et sincères. Elle m'a supplié de lui parler, de lui répondre. Elle voulait que l'on parle, que je lui explique ce geste inconsidéré, ce mutisme, cette folie qui m'avait attrapé et qui m'avait forcé à m'enfermer et me couper du monde.


Quelques fois, elle m'a demandé si j'allais bien.


Je n'ai pas émis le moindre son. Mais quand elle menaçait d'appeler les secours, je tapotais contre le rebord de la baignoire émaillée avec mes ongles qui maintenant étaient bien longs pour qu'elle comprenne que ce n'était pas nécessaire. Ma barbe me démangeait, et je m'arrachais des bouts de peau qui restaient coincés dans mes poils. Mes cheveux collaient, et ma femme continuait de pleurer, de se morfondre. Elle souffrait d'une douleur insupportable, telle que les mots ne peuvent retranscrire. Elle en arrivait à ne plus être capable de parler. Des sons mêlés de larmes, de sanglots et de quintes de toux émanaient de son être. Des râles d'une douleur indicible.


Comment pouvais-je lui faire subir telle épreuve, qu'avait-elle fait, que devenions-nous... Je ne savais pas lui répondre, alors je ne disais rien. Ma barbe se contentait de récolter le sel que les larmes laissaient aller, mes yeux gonflés, ma gorge serrée, mes poings fermés si fort que mes mains en saignaient.


Et puis un jour, en me réveillant, je n'ai plus rien entendu. Plus un bruit, ni un cri. Rien. Elle était partie. Des jours sont passés sans que je puisse les compter. J'avais un peu plus maigri à chaque fois que j'osais me regarder dans cette grande glace. Je m'y voyais flou sans pouvoir dire si c'était à cause de mes yeux qui flanchaient d'avoir autant pleuré, ou de la saleté et de l'air moite qui se déposaient petit à petit sur le verre.
Je ne ressemble plus à rien depuis bien longtemps. Bien avant que mes traits se tirent et que mon organisme s'affaisse dans cette salle de bains aux effluves putrides.


J'en ai eu assez de cette vie qui était la mienne, qui m'avait dépossédé de moi. J'avais fui les remises en question de la vingtaine, j'avais gravi les échelons de la scolarité et de mon emploi comme un forcené, accumulant les succès et les félicitations. Je croulais sous le travail et j'étais heureux. J'avais une femme magnifique, cochonne à souhait, souriante et serviable, un enfant mignon, bien formé, en bonne santé et qui semblait déjà brillant. J'avais tout. Et pourtant, je n'avais rien. Je lisais, je me tenais informé, j'étais curieux et intelligent.

Et puis j'ai craqué. Je commençais à sentir que quelque chose n'allait pas, qu'un changement s'opérait, mais j'étais bien incapable de déceler si c'était moi, ou si tout autour de moi subrepticement s'écroulait. Et le masque est tombé.

Mais il m'a fallu toutes ces journées d'isolement, à encaisser la vraie souffrance que je provoquais, à fuir tout ce qui me définissait, attendre de voir mon entourage abandonner, refuser, se désagréger. J'ai pu ouvrir les yeux, et finalement sourire. Je suis parvenu à détruire tout ce qui était moi, qui m'emprisonnait. Un papier a été glissé sous la porte. Je l'ai vu malgré l'armoire. La maison est à vendre. Je suis tellement faible que j'ai du mal à bouger.

Un autre papier. Je n'entends pourtant plus aucun bruit. La maison est vendue. Il me faut vider les lieux rapidement. Je ne ressens même plus la puanteur. Mon pantalon est rigide. Mes mains noires. Je ne vois plus d'un oeil. J'ai une narine bouchée. Je force pour me hisser jusqu'au goulot de la baignoire dans laquelle je vis depuis maintenant trop longtemps. J'ai du mal à ouvrir le robinet.


J'ai au moins compris qui j'étais, même si c'est peut-être trop tard. Je me suis affranchi. Je peux tout recommencer. L'armoire est lourde. Elle ne bouge pas. Je suis enfin libre. Je suis moi. Plus rien ne me retient, je peux tout accomplir. Mais cette armoire refuse de se laisser déplacer. Je ne suis rien et ça me rend heureux. Pour de vrai. Je ne dois plus rien. Je souris des dents qu'il me reste. Je suis dans cette salle de bains et je suis libre.

jeudi, 24 avril 2008

Un accident n'attend pas d'avoir lieu

Je ne sais pas ce qui s'est passé Jeanne ; je venais d'acheter des jonquilles. Je ne sais pas ce qui s'est passé — je venais simplement d'acheter des jonquilles.

Ma voiture, ma petite Clio jaune, enfin la nôtre — tu sais c'est celle qu'on a achetée il y a cinq ans —, elle est détruite ; détruite, comme la voiture de la famille que j'ai percutée ce matin. Je venais d'acheter des jonquilles et je rentrais chez moi, enfin chez nous — mais je ne sais pas ce qui s'est passé Jeanne, vraiment je ne sais pas.

J'ai repris mes esprits les jambes coincées sous mon volant, perdu dans la fumée — mes lunettes avaient valsé. En levant les yeux devant moi, une fois la poussière et les cendres retombées, je me suis rendu compte que j'étais encastré dans une grosse voiture noire ; mais ses passagers n'étaient plus dedans ; à travers son pare-brise, je n'y ai vu personne. Derrière elle je crois avoir distingué une caravane. Je suis parvenu à remettre mes lunettes et à me détacher, mais je ne pouvais pas sortir. Un jeune homme, je ne sais pas d'où il sortait, est venu me parler. Je n'entendais pas ce qu'il disait — tu sais bien que je suis un peu sourd, alors avec le choc tu imagines —, avant de comprendre qu'il me demandait comment ça allait et qu'est-ce qui vous est arrivé monsieur ? Alors j'ai répondu que je venais d'acheter des jonquilles et que je ne savais pas ce qui s'était passé.

Le choc a eu lieu à environ 40 kilomètres/heure. Pour ma part j'ai une clavicule et une côte cassées et le sternum abîmé ; quant à ceux de l'autre voiture, une famille de quatre, le père a une côte cassée, la mère est contusionnée, le plus jeune fils aussi, et le plus âgé n'a rien. Tant mieux. Je ne voudrais pas avoir tué quelqu'un — je ne le supporterais pas. Jeanne je sais ce que coûte la perte d'un être cher.

Je sais bien qu'à mon âge je ne devrais plus conduire, que ça n'est pas très raisonnable, toi-même tu me le dirais — mais je voulais juste acheter des jonquilles, ça devait me prendre dix minutes. En dix minutes on n'a pas le temps d'avoir un accident normalement. Si ? De toute façon, vu que notre Clio est cassée, je ne reconduirai pas. Et puis je pense qu'on m'a retiré le permis. Mais je ne sais pas ce qui m'est arrivé. À ce qu'on m'a dit la famille venait d'en face en tractant une caravane, et puis moi je me suis déporté sur la gauche sans raison et je les ai pris en pleine face — ou inversement. Mais Jeanne je ne me souviens pas de ça ; certainement j'ai dû avoir une perte de conscience à ce moment-là. Je n'ai même pas freiné, paraît-il. À coup sûr, si je m'étais rendu compte de ce qui se passait, j'aurais fait quelque chose — et puis surtout j'aurais eu peur.

Qu'est-ce qui va m'arriver maintenant Jeanne ? Tu le sais toi ? J'ai peur de devoir dépenser plein d'argent — je sais que je suis en tort, mais avec ma petite retraite, tu comprends... Dis, à ton avis, est-ce que ma fin de vie ne pourra être que pauvre et misérable ? Elle l'était déjà un peu, mais je crois que je suis définitivement foutu — et à mon âge mes blessures ne guériront jamais plus vraiment. Est-ce que tu penses que je mourrai tranquille malgré tout ? Tu penses qu'ils m'en veulent beaucoup, dis, hein ? Et dis-moi Jeanne, est-ce que tu m'aimes encore malgré tout ?

Jeanne je te parle mais je suis seul dans cette chambre, tu me manques, et j'ai peur du peu de temps qu'il me reste à vivre.

Jeanne tu sais, je crois que j'aurais préféré y mourir, dans cet accident — à mon avis ça aurait été préférable.

Jeanne tu sais, si j'étais mort, au moins je serais avec toi à cette heure-ci.

mercredi, 23 avril 2008

C'était pas mauvais, c'était TRÈS mauvais...

Tiens, ça fait un petit moment que je suis pas passé ici...

Pour les quelques internautes qui découvriraient ce blog : allez vous faire foutre (de toutes façons ils ne lieront pas cet article... depuis quand les internautes s'intéressent-ils aux textes des blogs ?). L'article que je suis en train de taper risque d'être intéressant et je ne veux surtout pas qu'on retienne cela de mon blog... Dégagez !

Le 10 février 2006 j'ai été en boîte de nuit pour la première fois (et la dernière, par la même occasion). Pourquoi ça ? Parce que depuis 8 mois je n'entendais parler que de ça dans un certain entourage. Par conséquent le geek de base que je suis a voulu constater de près ce que valaient ces soirées.

Laissez-moi vous raconter comment se passe le vendredi soir du "clubber" ? Bah à 21h30 il s'arrange pour qu'on le trouve beau gosse. Puis à 22h00 il retrouve ses "amis" pétés de thune à un endroit précis pour se diriger vers la boîte de nuit (pour l'occasion c'était "La Station", boîte super branchée du moment aux dires de certains).

On arrive dans la rue et le mec qui a réservé les tables pour nous commence à récolter l'argent (32 € par personne). Cela fait on peut enfin se présenter à l'entrée de la boîte de nuit. L'escroc euh... le videur (désolé) regarde brièvement notre allure pour voir si on est assez biens pour marcher dans les pas de Loana, Vincent Mac Doom, Titoff et tant d'autres "people" qui ont fréquenté l'établissement. Tout comme mes potes je n'étais pas sur à 100% qu'on me laisse rentrer. Et pourtant ! Comme quoi on laisse vraiment entrer n'importe qui ! Jusque là tout va bien.

Arrivé dans le hall on me dirige vers les vestiaires payants (!). Un mec à côté de moi m'explique qu'on est pas à l'abris sur la piste de danse de se faire piquer son porte feuille... Du coup je discute pas et j'échange ma veste + 2 € contre un ticket numéroté. Wouah ! Trop cool la boîte de nuit ! Certes ! Mais ce n'est pas fini...

Perdu et surpris qu'on m'ait si facilement racketté je me laisse faire et continue de suivre mes camarades. Ces derniers m'expliquent en descendant des marches qu'on sera dans le carré VIP (ah bah voilà pourquoi j'ai mis 32 € ! Je me disais aussi... ). En bas des marches je me rends compte que le carré VIP est bien sommaire. C'est un coin légèrement surélevé, fermé avec des cordelettes et surveillé par un videur afin d'empêcher les pauvres qui n'ont payé que 20 € de venir nous squatter.

À 22h30 on est donc entre copains autour d'une table et on boit quelques pastis pendant que le DJ s'échauffe en passant du Daft Punk et du Michael Jackson. Le peu d'alcool que j'avale me rend suffisamment ivre pour me laisser imaginer que je vais passer une super soirée. Environ 1 heure plus tard la boîte est remplie et avec quelques potes (dont un qui découvre comme moi ce monde de dépravés nocturnes) on se décide à aller sur la piste en vue de "choper" (sachez d'ailleurs que les boîtes ne servent à rien d'autre qu'à ça). Étant donné que c'est la première fois qu'on me lâche au milieu d'inconnus sur une piste de danse (ou dance floor pour faire "so hype") je calque péniblement mes gestes sur ceux de ces cons de jeunes qui m'entourent... Et ça pendant 2 heures sur du Eric Prydz et du Mylo (en avril dernier ça marchait encore bien pour eux... jusqu'au jour où !).

Je danse je danse quand tout à coup : je déssaoule. C'est au moment où j'ai vu ces putes euh... ces strip-teaseuses (désolé) danser sur le bar d'en face. A ce même moment je me suis rendu compte à quel point je n'étais pas à ma place dans ce lieu. C'est donc en bousculant (on ne marche pas en boîte, on bouscule) les gens sur mon chemin que je suis retourné dans le carré VIP où n'importe qui pouvait désormais y entrer et en sortir. Je suis allé m'asseoir à ma place où quelques de mes camarades bourrés continuaient de danser (tituber ?), debout sur la banquette, tandis que d'autres étaient occupés à embrasser et à tripoter des filles pas farouches.

Soudainement, tous les mecs qui sautaient sur la banquette ont dégagé et m'ont laissé seul au milieu de couples éphémères. Je me mets à beaucoup réfléchir (si si). Je cherche pourquoi je suis venu et je trouve : je voulais faire comme tout le monde (comme quoi, ça me réussit pas). Je cherche ensuite pourquoi eux ne peuvent se passer de venir ici chaque week-end et je trouve aussi : ils sont soit beaux gosses, soit charismatiques, soit très riches et donc attirent avec une facilité fascinante toutes les nymphomanes euh... les filles (désolé) de la boîte. Pour terminer je cherche... à mater la fille penchée en avant à ma gauche (héhé même déprimé je perds pas le nord) !

Pendant que je suis assis un camarade me rejoint et, fatigué, se repose sur mon épaule ! Il m'explique qu'il a chopé 7 filles et qu'il a jamais vu une soirée aussi bien. La bonne nouvelle dans tout ça c'est que même en me mettant à part je n'ai gâché la soirée de personne. Au contraire, en ressortant vers 3h30 du mat' certains m'avoueront qu'ils étaient vraiment contents que je participe enfin à leurs soirées ! Peut-être étaient-ils encore ivres, mais peu importe, ce fut suffisant pour me remonter légèrement le moral.

Vers 4h00 on s'est retrouvés à 4 dans un taxi illégal à (20 €/4) nous amenant à l'appartement de l'un de nous qui a bien voulu qu'on dorme chez lui. La soirée est enfin terminée. Et Samedi prochain je fais quoi ? J'ai le choix ! Soit je regarde la télé assis devant mon PC, soit je paye environ 30 € pour m'emmerder à Avignon... Allez Banco ! Je vais en boîte samedi prochain !

Non j'déconne. Je materai un DVD.

Portez-vous bien ;)

mercredi, 16 avril 2008

Les séries télé à la française

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Les séries télé françaises, en voilà un sujet qui me tient à cœur. Jusqu'à maintenant je n'avais pas voulu en parler de peur de choper des palpitations et d'être tout tendu du slip après, mais là, c'est décidé, trop c'est trop, je peux plus me retenir

"AAAAH, MERDE C'EST QUOI CE BORDEL !!" *cri hystérique qui monte dans les aigüs et qui fait saigner des oreilles*

Tout a commencé doucement, presque sournoisement. Dans un grand soucis d'originalité, je ne sais plus quelle chaine a décidé de faire un remake des experts : "Allô Roger, ouais je t'appelle parce que j'ai une pure idée, tu vois la série là, avec les mecs de la police scientifique ? Ouais et bien vu que ça fait kiffer tout le monde j'ai une pure idée, on va faire pareil mais avec des acteurs français qui jouent mal, une réalisation moisie des fesses en repompant toutes les idées, ils y verront rien on va se faire de testicules de platine, c'est assuré". Le résultat fut bien entendu merdique à souhait, je vous laisse constater par vous même si vous aimez souffrir, ça s'appelle RIS police scientifique.

Puis vint L'Hôpital, encore un remake, cette fois censé exploser Urgences/Grey's Anatomy/Scrubs/Dr House et consorts. Le résultat est sans appel : L'Hôpital, c'est nul, caca, zéro. La nullité du jeu d'acteur n'a d'égale que la pauvreté du scénario. La mise en scène des cas clinique est pathétique. Les incohérences médicales sont pitoyables ; je ris encore du fameux "tu vois là, c'est ta rate qui est entouré de sang" OMG WTF !!!!... Oui car l'espèce de viande à pneu qui dit ça montre sur un scanner LE COEUR ! Et pour confondre un coeur avec une rate faut vraiment s'être bituré sévère pendant ses étude de médecine.

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Ou encore le gars qui rentre dans l'IRM, et en 1 seconde 3 centièmes on a une image de reconstruction tridimensionnelle du polygone de Willis (trop fort quand tu sais qu'une angio IRM nécessite des acquisition de 30 minutes et un calcul informatique pour la reconstruction d'image). Mais c'est pas le plus fort : le patient n'était même pas perfusé en produit de contraste ! Et encore plus énorme : ils diagnostiquent une sténose de l'artère carotide !! Pour ceux qui ne s'y connaissent pas forcément en médecine, c'est un peu comme si on te faisait une radio du pied et qu'on t'annonce que t'as un fracture de la machoire.

Bref, L'Hôpital, c'est de la merde en branche.
J'étais sur le point de balancer un parpaing dans ma TV quand le souvenir du chèque que l'on fait pour acquérir un écran Full-HD 107 cm m'a fait me raviser. Juste le temps d'aller vomir.

Et enfin, l'apothéose du n'importe quoi Franchouillard, les dernières limites qu'il ne fallait surtout pas franchir... un remake de The Shield à la française !!! Même l'adaptation de Prince of Persia par Michael Bay n'arrive pas à me rendre aussi malheureux. Ça s'appelle "Sur le fil" (et non pas Le Pavois, c'est dommage ils auraient pû pousser le vice jusque là) et je n'ose même pas chercher à comprendre ce qui a bien pu passer par la tête des mecs qui ont eu cette brillante idée de merde.


À ce rythme là on va probablement bientôt avoir droit à (s'il y a des réalisateurs Français qui lisent n'hésitez pas à piocher) :

35h chrono : Jacque Baullier est agent de police, la série le suit pendant une semaine de travail type, en temps réel. Parviendra-t-il à rendre ses dépositions à temps ? Déjouera-t-il les manigances de Robert de la compta ? Parviendra-t-il à attraper le dealer du quartier chaud de Tripafouille-sur-Oise avant le début de ses vacances ?

Paumé : Leur avion à hélices s'est écrasé au large de la Bretagne sur une île inconnue... survivront-ils sur ce caillou mystérieux plein de mystères mystiques et mystérieux de l'étrange ?

Héroïque : partout dans le canton des gens ordinaires voient leurs vies transformées par d'étranges pouvoirs naissant... sorcier, marabout, rebouteux et magnétiseur apparaissent ça et là... ensemble pourront-ils sauver la commune de l'implantation d'une centrale d'incinération de déchets domestiques ?

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Os : Mme Simone Trafouille, très réputée croque mort de Patchouli-les-Deux-Églises, parvient à deviner l'âge des cadavres rien qu'en les regardant. Aux côtés de Robert Laulier, le garde champêtre, elle aide la police municipal sur des affaires trop complexes pour leurs méthodes.

Beuh : Marie Delacour, mère au foyer, a perdu son mari dans la forêt (il y est entré il est jamais sorti). Pour subvenir aux besoins de sa famille elle se met à vendre de la marijuana dans le 3ème arrondissement où elle habite. Parviendra-t-elle à faire face à la concurrence ? Évitera-t-elle d'être arrêtée par la maréchaussée ? Les plants poussent-ils mieux si la lampe à UV est inclinée de 90° ou de 95° ?

Prison cassée : Injustement incarcéré pour excès de vitesse bien alcoolisé alors que c'était même pas lui au volant, Robert ne peut compter que sur son neveu Raoul qui était maçon lors de la construction de la prison et qui, donc, connait le plan presque par cœur (c'est pour ça qu'il s'est fait tatoué sur la fesse droite le plan de la prison de peur de l'oublier, et sur la fesse gauche : j'aime le cul - y avait pas la place de mettre en entier "j'aime le culturisme" - ).



Merde à la fin, c'est quoi au juste le problème en France ? On a pas assez de scénaristes suffisamment bon pour nous pondre des scénarios originaux, inventifs et audacieux (ou un seul des trois, faut pas trop en demander trop vite) ? Et si pourtant ! Alors ça vient peut-être du fait que les investisseurs chient dans leurs frocs dès qu'on sort des sentiers battus ? Là c'est déjà plus probable. Il va falloir qu'on supporte encore combien de temps les séries policières/gendarmesques à 3 francs qui se ressemblent toutes, toutes bien gentilles et tellement lisses qu'on se demande si les réalisateurs sont pas des Télétubbies ? Je ne dis pas que c'est nul (quoique... si si, j'le dis), juste qu'une seule suffit, on a compris maintenant. Et ne parlons pas des Louis la Brocante et autres séries qui daubent bien le terroir français à tel point qu'on a l'impression d'avoir les groles boueuses après même pas 2 minutes de visionnage. Je sais bien que ça colle le zizi tout dur à J.P. Pernault, mais ça va bien à la fin !

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Est-ce que c'est un manque de moyens ? Ça m'étonnerait parce que dans ce cas faudrait m'expliquer comment les anglais font pour nous pondre des séries génialissime (Spookks/MI5, Doctor Who, Torchwood... ) avec 2 balles et un mars (ne parlons pas de la génialissime série des 4400 qui avait un budget ridiculement petit pour sa première saison et qui pourtant est une vraie perle d'originalité) ! Tout ou presque repose sur le scénario. Bah oui, si celui ci est assez bien ficelé, même un huit-clos dans un décor pourri peut être extraordinaire, pas besoin de faire péter les effets spéciaux. Alors faudrait peut-être se sortir les doigts des fesses et prendre exemple sur eux en faisant preuve d'audace !!

J'en reviens pas de voir le décalage qui existe entre notre cinéma et la télévision (et encore plus entre notre cinéma et le cinéma d'Outre-Atlantique, mais là c'est encore une autre dimension). On réussi de plus en plus à faire des films franchement réussis et audacieux, mais on est incapables de pondre une série potable, c'est quoi la différence au final ? Bon il y a bien eu David Nolande qui était bien ficelé apparemment (même si ca restait trop lisse et gentil aux goûts de bon nombre de téléspectateurs) qui prouve qu'on est pas des incapables si on s'en donne les moyens, ça donne de l'espoir.

Alors, Messieurs les producteurs, au lieu de nous pondre une énième série sur Jojo le plombier du Périgord ou Simone la policière chic et choc, donnez leur chance aux scénaristes qui, j'en suis sûr, ne demandent que ça. Expérimentez des courtes séries s'il le faut pour tâter le terrain sans prendre trop de risques, mais s'il vous plait, arrêtez de nous faire honte en repompant des concepts à droite à gauche sans créativité ou en pondant des séries dont les thèmes sont vus et revus, parce que pour l'instant il n'y a bien que les Allemands et leur Derrick qui sont aussi nuls que nous dans ce domaine (encore que, eux c'est différent, Derrick fait parti du patrimoine historique de l'Allemagne, il est protégé par l'UNESCO ils peuvent pas y toucher). Et quand je parle de nouvelles séries innovantes je ne parle pas forcément de SF ou de Fantastique, mais pourquoi pas une série historique sur la cour de Louis XIV. On est pourtant balaises pour en faire des téléfilms ou des films géniaux de ce thème (Le film "ridicule" par exemple) alors pourquoi pas une série à gros budget ? Surtout que les intrigues du palais ont de quoi faire pâlir d'envie n'importe quel vieux Dallas, et qu'en plus les décors sont tout trouvés.



Voilà, ouf, ça va mieux. Desolé pour toute cette vilaine violence, mais fallait que ça sorte d'un côté ou de l'autre (ça c'était pour finir en poésie).

dimanche, 13 avril 2008

[Tutorial] Comment faire un skyblog

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Avoir un Skyblog c'est vachement important de nos jours, bien plus que d'avoir le bac ou du poil au zizi, c'est une sorte de signe de statut social. Mais voilà, le problème c'est qu'un Skyblog ça ne se fait pas comme ça, non non non petit impatient, il y a plein de règles tacites à respecter, un code a suivre, c'est hyper rigoureux. Heureusement, dans un élan d'amour très rare chez le sadique pervers geek mégalomane que je suis je t'ai pondu un dossier complet pour t'apprendre, a toi derrière ton écran (tiens, c'est con comme expression, si on se met derrière son écran on voit plus rien, déja qu'à côté ça donne pas forcément grand chose... ), comment réaliser un Skyblog qui "déchiquète un bus d'éléphants verts" (Traduction: Un skyblog qui déchire ! Grave ? Oui qui déchire grave !!) Si tu te sens la force d'utiliser ton doigt pour scroller ça se passe ci-dessous, allay en avant !! (et je te tutoye car tu es jeune, ca va de paire en général avec le Skyblog, au pire tu mens sur ton âge).


Zi Dossier : Comment faire un skyblog
"K1k00l0l"

Avant toute chose un skyblog ça se créé sur le site Skyblog, ca serait quand même balaud de rater son Skyblog dès le début en allant chez la concurrence, tes amis te rieraient au visage avant de te tabasser a coup de petits cailloux pointus dans les yeux et ta famille te vendrait à une usine en Chine pour faire les toutes petites coutures sur les baskets Nike (et en plus les Chinois ils t'obligeraient à le faire avec des moufles et à chaque erreur le tarif c'est un coup de baton) donc faut être bien prudent (et CielBlog ça marche pas hein même si le Français saytrobien). Pour être sur de partir sur de bonnes bases voici le lien direct vers la page de création, si tu te foires après ça faudra penser à t'exiler dans un coin paumé, très paumé (comme l'Auvergne ou le Gers par exemple). Maintenant que tu es équipé d'un beau compte Skyblog il va falloir attaquer le design (et quand je dis attaquer c'est un euphémisme, charcuter serait plus approprié)

- Le design du Skyblog :

Les mecs qui ont conçu les Skyblog étant très malins ils ont choisi de faire au plus simple avec quelques pauvres couleurs paramétrables et c'est tout (ou presque), ça serait quand même con de pouvoir faire ce qu'on veut on pourrait avoir un beau Skyblog tout personnalisé, ça serait une hérésie !! Non, une des régles principale du Skyblog est "Plus ton design est à chier partout plus c'est trop de la balle", et il y a intêret à s'y tenir sinon c'est aussi passage direct par la case usine dans la cave. "Mais alors comment on fait un design à chier ??" Ça c'est super facile, il faut penser douleur occulaire, plus les couleurs du blog font saigner les yeux de tes visiteurs mieux c'est. Un couple qui fonctionne bien c'est l'écriture rouge sur fond bleu comme sur feu le site refannuaire (fermé à l'heure actuelle), c'est illisible, on a l'impression que ça scintille, tu perds 2 points a chaque oeil si tu lis plus de 2s, c'est parfait. Des couleurs bien flashantes du style vert fluo avec écriture jaune fluo font toujours leur petit effet. N'hésite pas aussi a écrire avec des couleurs dégradées, la première lettre en violet fluo et la dernière en vert caca d'oie avec tout l'arc en ciel au milieu, ça montre bien qui est le maitre du net. En voici quelques petits exemples pour bien visualiser, mais il ne faut pas hésiter a être créatif, si ça fait bobo aux n'yeux c'est bon, n'hésite pas à tester ça sur tes frères et soeurs, ils arrêteront de t'embêter après ça.

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"Oui mais si les couleurs font saigner des yeux personne va me lire ?" Ah ah ah, petit naif, un Skyblog ne se lit pas, tout d'abord parce que c'est impossible sans risquer sa santé physique et mentale et surtout parce qu'un Skyblog ça se vit !! Faut en chier quand on le visite, faut souffrir pour que ça reste une expérience plus inoubliable que sa première paire de chaussettes. Tu fais un Skyblog mon gars, pas le site de Pinpin le lapin, garde bien ça en mémoire.

Un autre élément important du design est l'avatar en haut à gauche, là il va falloir faire fort pour te distinguer de la masse des sous-Skybloggueurs, si tu veux faire partie de l'élite va falloir claquer une photo de toi avec une pause de fou qui ferait passer un personnage de manga (qui sont de sacrés poseurs) pour un mec avec de l'arthrose et un balais dans les fesses, lâche toi, plus c'est ridicule mieux c'est, et pas d'inquiétude le ridicule ne tue pas sinon je serais déja mort des milliers de fois. Quand on voit ta photo la première réaction doit être la peur, suivie de la répulsion et se terminer avec un coma (le cerveau préférant bloquer l'information pour sa survie).


- Comment écrire dans un Skyblog :

Une fois le design bien à chier réalisé et un bon gros avatar, il faut maintenant trouver un style d'écriture qui augmentera le mal de crâne du visiteur inconscient venu s'aventurer dans le monde sauvage et hostile des Skyblog. Là, plusieurs possiblités s'ouvrent à toi, qui peuvent même se cumuler si tu veux vraiment faire souffrir tes lecteurs :

La première possibilité, aussi dites de la "Mega perte de temps" consiste simplement à mettre des majuscules n'importe ou, là encore dans cette technique il y a divers sous catégories:

- Le psycho-rigide qui met une majuscule toutes les deux lettres sans jamais se tromper : SaLuT lEs AmIs CoMmEnT cA vA ?
- Le freestyler qui met des majuscules partout au pif, surtout là où il en faut pas : SaLUT Les AMIs comMEnT CA va ?
- Le rebelle qui a décidé que les conventions c'est du caca boudin et qui met donc toutes les majuscules en minuscule et vice versa (un peu comme quand on se foire en appuyant sur la touche MAJ) : sALUT LES AMIS COMMENT CA VA ,
- Le beugleur ou l'étourdi selon s'il a fait exprès ou pas de maintenir appuyé la touche MAJ : SALUT LES AMIS COMMENT CA VA ?

La technique du tout majuscule est intéressante dans le sens ou une convention du web est que lorsqu'on écrit en majuscule cela signifie que l'on crie, donc faut y aller. Beugle, c'est ton Skyblog après tout tu y fais ce que tu veux, même mettre les pieds sur la table et roter en mangeant !!

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La seconde possibilité consiste a écrire en SMS (càd en ne respectant aucune règle de grammaire et d'orthographe) dans le but d'écrire plus vite et surtout protéger la nature, car le nombre de lettre écrite c'est d'autant plus de papier gâché (tout le monde sait qu'Internet c'est de grands rouleaux de papier visionnés à la webcam), le Skybloggueur étant un défenseur de toutes les grandes causes c'est important d'y penser. Bien sûr ceci n'est qu'une excuse pour justifier son analphabétisme mais ça marche alors pourquoi se priver. D'ailleurs il ne faut pas hésiter a changer tous les C en S, ça ne fait pas gagner de temps mais comme ça plus besoin de se poser la question des cédilles, des accords et compagnie, suffit de balancer au pif C ou S et hop ni vu ni connu j'embrouille tout le monde. Et puis de toute facon le visiteur ayant déja tellement mal aux yeux a cause des couleurs merdiques il ne remarquera rien.

Le combo qui te fera entrer direct au panthéon des oufs de Skyblog consiste a coupler les majuscules foireuses qui te font perdre du temps au style SMS qui t'en fait gagner, résultat tu as l'air deux fois plus con pour le même gain de temps qu'avec une écriture normale, c'est formidable. Pour les plus oufs un peu geeks sur les bords on peut aussi changer les consonnes avec des chiffres, ca s'appelle le l33t sp34k et j'en parlerai en long en large dans mon prochain billet (ou celui après le prochain... m'voyez ?).

L'importance du lol et du kikoolol : Ça il faut en mettre partout, ça montre que tu es à la fois niais et super heureux de la vie, le kikoolol faut s'en servir comme d'un bonjour et le lol ça remplace le point dans la ponctuation. Si tu n'as pas peur d'en apprendre trop d'un coup tu pourras en découvrir plus sur le monde du LOL dans un des billets suivants. N'écoute surtout pas ceux qui disent ÇA, c'est un mensonge :

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- Ce qu'il faut mettre dans un Skyblog :

La réponse à cette question est simple : tout ce qui te passe par la tête ! "Oui mais dans ce cas je mets rien !!" Ah oui c'est vrai, dans ce cas voici plusieurs pistes que l'on peut bien sur cumuler et démultiplier a l'infini.

Parle de tes amis : Enfin parler c'est un bien grand mot, le principe c'est de balancer un maximum de photos avec des commentaires qui ne dépassent pas deux lignes sinon ça fait trop d'infos à ingurgiter d'un coup. Le truc c'est d'y aller à fond dans les superlatifs "té tro b1", "té le meilleur", "j'te kif le boule", il ne faut surtout pas hésiter à en rajouter et surtout à se répéter "cette meuf elle est trop bien c'est la meilleure de la terre tout entière je la kiffe grave trop c'est cool je suis trop heureux de la connaitre, ma joie et sans limite" (d'ailleurs à noter qu'on peut insulter facilement et discrétement les gens de cette facon en cachant discrétement un "mais c'est quand même une grosse connasse" au milieu de cet amas de compliments que personne ne lira, il se pourrait meme que la personne visée te remercie, dans ce cas prends un sourire niais et répond "de rien"). Il ne faut pas hésiter à faire référence à des soirées ou à des blagues que seul les amis en question peuvent comprendre, ça donne un petit côté privé mystérieux du meilleur effet qui feront dire aux visiteurs qui auront dépassé leurs douleurs occulaires pour lire les textes "wouah il a l'air d'avoir une vie passionnante". Il faut aussi parler de TA BEST ou TON BEST, c'est une facon cool de parler de son meilleur ou sa meilleure ami(e). Là pour l'occasion il faudra faire péter un super texte de paix dans le monde avec la photo, c'est pas n'importe quoi TON BEST. Insiste bien sur le fait qu'il/elle est vraiment super cool, faut que les autres soient jaloux de ta super amitié, même si TA BEST "c'est quand même une connasse" force toi. Après le/la BEST vient aussi le/la chérie, ici faut la jouer à la fois romantique en faisant claquer le rose et le poème et aussi protecteur en précisant bien "C'est ma/mon chérie alors si t'y touches tu pourras plus jamais avoir de gosses !!", un peu comme un écriteau pour interdire de donner à manger aux animaux dans un zoo.

Parle de toi : Parler est un bien grand mot là encore, il suffit de te contenter de plein de photos, si possible prises à la webcam ou avec une qualité pourrie de toi et ta tronche dans diverses positions, du genre "moi assis", "moi debout", "moi aux toilettes", "moi chez le gynéco", bref c'est sans limite. Pense à ajouter des "Comment vous me trouvez" et autres "Je suis un bogoss lol !" ça fait toujours son petit effet

Balance des images ou textes piqué chez les autres Skyblog : Tu trouves ce poème en couleur dégradées rouge/violet du meilleur effet sur un skyblog d'un concurrent (il faut penser compèt', tu fais pas n'importe quel blog !) ? Eh bien tu le piques ! Même chose pour toutes les images drôles (ou pas). Le must étant les images en code ASCII (en gros les images composées avec du texte) certains Skyblog en sont farcis jusqu'à ras la gueule, fais toi plaisir (et n'oublie pas d'appliquer la règle des couleurs à ces images pour en démultiplier le potentiel).

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Donne ton avis qui doit être l'avis de tout le monde : La guerre personne n'aime ça alors il faut que tu le cries haut et fort pour montrer que toi aussi tu fais partie de la masse, n'hésite pas à dire que l'écologie c'est bien, que la paix c'est top et que toutes les maladies devraient être bannies, faut oser assumer ses choix. En fait le Skyblogger se doit de défendre de justes causes, enfin défendre... L'intêret d'aborder de tels sujet c'est que tu peux demander l'avis de tes lecteurs à travers des sondages pour voir à quel point ils pensent comme toi, ça aide à se sentir moins seul. En voici un exemple tout fait, n'hésite pas a le piquer tel quel, comme expliqué dans le paragraphe précédent.

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Donne ton avis sur les artistes que tu aimes : Que ce soit K-Maro ou Mc Jean Gabin (haha, la loose), faut que tu montres à la terre que ton chanteur préféré c'est le/la meilleur(e) de la terre et que tous ceux qui pensent le contraire sont des cons. N'hésite surtout pas a insulter les gens qui ne sont pas d'accord avec toi et à les menacer, on est sur un Skyblog, TON Skyblog, c'est pas la démocratie !!

Il y aurait encore énormément de voies a explorer, comme par exemple les poèmes suicidaires si tu es plutôt du genre gothique ou bien la dernière émission de télé réalité que tu as vue, mais je vais pas te mâcher tout le boulot non plus, faignasse.


- Les commentaires :

Maintenant que tu as un Skyblog bien pourri et quelques visiteurs qui doivent être myopes il te faut du commentaire. Le commentaire c'est un peu la devise du Skyblog, plus tu en as plus tu es riche peu importe ce qu'il y a dedans. Donc il va falloir en permanence aller a la pêche aux COMZ, et pour ça tous les coups sont permis, voici quelques techniques éprouvées :

- Le mendiant : Il faut réclamer du commentaire, tout le temps et sans aucune raison, n'hésite pas a créér un billet juste pour y écrire LACHE TES COMS, il faut que le visiteur se sente obliger d'écrire un truc tellement tu es dans la misère. A noter l'importance du choix de l'expression "LACHE TES COMS", dans un Skyblog un commentaire ne s'écrit pas, il se lache, un peu comme quand tu vas aux toilettes, tu le lâches ça soulage.

- La menace : Un peu comme pour la mendicité mais en plus agressif, LACHE TES COMS SINON JE TE PETE LA TETE est un bon exemple de menace, un truc qui marche pas mal c'est le LACHE TON COM SINON JE PIRATE TON ORDI, pour peu que la personne qui visite ton Skyblog n'y connaisse rien en informatique (ce qui est sans doute le cas sinon pourquoi serait elle venue se perdre dans ce coin mal famé du net ?) elle va prendre peur et lâcher son com.

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- La prise à parti : S'associe avec le sondage et les acteurs/chanteurs, en gros vous demandez l'avis de tout le monde sur n'importe quel sujet, bien sur vous vous fichez royalement de leur avis mais avoir un gros compteur de COMZ c'est la classe.


Et voila, tu as désormais toutes les clés en main pour faire ton propre Skyblog pourri. J'espère que ces conseils auront été bien utiles pour faire de la merde. Avant de partir et si tu ne veux pas que toi et ta famille soyez maudit sur 7 générations LACHE TES COMS !!11

Je tiens a préciser que tous les skyblogs ne sont pas comme ceux dont je me moque dans ce billet, certains sont très bien écrits, intéressants, drôles (comme le fameux Skyblog pour les victimes du racket) mais malheureusement ce n'est pas l'immense majorité. En plus c'est à cause d'eux que blogguer est parfois vu comme un truc de looser.


Toi, jeune, tu veux en decouvrir encore plus sur le monde merveilleux des skyblogs ? Alors rendez-vous au prochain article, pour apprendre à bien commenter !