dimanche, 06 janvier 2008

[Fiction] Lettre à une amie...

Elle était partie. Elle avait quitté le pays. Elle avait fuit, emportant avec elle ses regrets inavoués et ses peurs intestines. Son rêve était de travailler à l'étranger. Elle ne cessait de répéter qu'elle voulait partir, voir le monde. Elle ne cessait de répéter tout un tas de choses, de leçons de vie, parfois évidentes, parfois sans queue ni tête, souvent convenues.
Elle se plaisait, cela se voyait. Elle décelait en elle ce potentiel qui l'animait, et la faisait chavirer. Elle se contorsionnait pour parvenir à s'aimer. Quitte à se méprendre et se désaimer. Elle avait réussi là où beaucoup abandonnent en cours de route pour se laisser soi même au bord de la route et regarder la route défiler. Elle, elle avait trouvé le moyen d'aller au-delà des simples mensonges que l'on se fait pour égayer sa vie ou minimiser ses démons. Elle était parvenue à faire siens, à se créer une armure caparaçonnée de tous ses méfaits et mauvaises pensées, les avait agencés dans un ordre collant à la perfection à des théories comportementalistes tolérantes et les avait mêlés en symbiose parfaite avec son propos racoleur et polyvalent.

Aujourd'hui j'avais décidé de lui écrire. Une lettre. Une longue lettre monologuée, une lettre où je lui parlerais sans que son sourire ou sa science m'interrompe systématiquement et me fasse perdre le contrôle de mon argumentaire. Je serais seul, et je lui dirais ce que je veux.

Cette lettre, elle aurait commencé simplement. Comme toutes les lettres.


« Chère Sabrina,
Finalement tu t'en es allée. Loin de moi. Loin de nous. Loin de tout le monde, et même loin de toi. Tu as décidé de tout quitter et de partir t'installer ailleurs. Tu y es désormais. Et tu es toute seule. Tu ne peux qu'être face à toi-même, et face à ce visage qui doit te paraître si étranger et si creux.
Tu es dans une grande ville, une ville froide. Elle va t'aider à refroidir encore un peu ton coeur, que tu t'es déjà appliquée à congeler. »



Cette fille, cette amie à moi avait décidé que jamais elle ne regretterait quoi que ce soit. De toute sa vie. Et elle s'y tenait. Quand on lui posait des questions, sur elle, ses désirs, son avenir, elle disait toujours qu'elle ne regrettait pas, que jamais elle n'avait de remords.
Elle avait bien trop souffert avec un connard. Six ans. Six ans ensemble, dont plus de la moitié à tenir sans se voir la semaine et se retrouver le week-end. Un jeune con, jaloux, possessif, maigre et donc mal foutu. Elle racontait cette petite histoire, énonçait ce court résumé comme si rien n'était. Elle avait fait de ce slogan son credo.


« Tu dois être heureuse là où tu es. Mais je me demande quand même parfois comment tu fais, justement, quand tu es face à cette glace qui ne reflète que toi dans ton appartement vide, ou juste rempli du mec de ta nuit. Je me de mande bien comment tu parviens à continuer de te mentir aussi loin. »


Elle était toujours occupée cette fille. Connectée sur internet, à parler à droite à gauche, à sortir aussi, se promener, aller en boite, ailleurs, avec ses nombreux amis.
Elle ne me parlait jamais de ses mecs. Pas tant qu'elle était avec. Cela signifie qu'elle m'en parlait tout de même assez souvent. Elle changeait régulièrement. Untel était un gamin, tel autre était protestant pratiquant, mais il l'avait baisée quand même. Un autre était d'abord très costaud, puis très con. Et au-delà de changer de tampon humain, elle ressentait le besoin de créer une sorte d'ambiance malsaine. Sans regret, elle baisait. Sans regret, elle draguait, jouait de sa langue, et sans regret, elle jetait sa machine à foutre comme une poire trop mure, et pas assez à son goût, ivre de possession.


« Pourtant personne ne te regarde. Alors au moins une fois, entre deux élucubrations sur une vie sans regret, accepte que des larmes coulent de tes yeux et réveillent ta vue endormie par tant de sarcasme. Comprends que la femme n'a pas le pouvoir absolu. Un pouvoir absolu nécessite une intelligence hors du commun. Un sens de l'analyse fin et développé. La femme que tu crois être est une puissante machine de domination, un sceptre sur lequel repose tout un amoncellement d'institutions que tu peux dominer de ton vagin. Et la femme que tu es n'est restée que cette victime de son succès auprès des hommes, et plus particulièrement à ton besoin de te sentir aimée.

Les hommes sont des crevards bouffés par leur besoin de virilité, lui-même causé par un trop plein de rayons cathodiques. Et tu n'es que le moyen d'assouvissement de ce besoin. Tu es la chèvre de monsieur Seguin, le film porno de la semaine, mais version taille réelle. Tu penses mener à la baguette toutes ces braguettes par le simple pouvoir de ton intelligence. Mais tu ne domines que la bestialité enfantine et débile de chacun de ceux que tu as amenés à se déverser en toi. Tu juges que toi seule, du haut de ta poitrine rétrécie, es capable de contrôler ta vie par la domination des autres. Tu renverses toute entière l'échelle pré établie pour le compte de ton ambition. Tu ne te retournes même pas pour voir ce qu'il en a été réellement. »



Elle était du genre jolie, malgré quelques défauts dé-féminisants. Elle était menue, mais bien proportionnée. De grands yeux sombres et profonds, dont la mise en abîme était rehaussée par une pointe d'artificialité, qu'elle ne quittait d'ailleurs jamais. Une poitrine en apparence ferme, et une bouche bien rembourrée, pulpeuse, et de petites dents.
Mais elle avait ce ton qui ne lui seyait pas du tout. Ce ton qu'emploient les déshérités qui cherchent par la force à assurer leur égalité. Le ton du paumé agressif. Elle détestait qu'on lui fasse remarquer et elle se braquait quand on disait que ça faisait vulgaire. Même après des heures de discussion, elle ne changeait pas. Sa vie était ainsi faite, on ne la changerait pas, elle était entière, son passé faisait sa force d'aujourd'hui, elle ne regrettait rien. Son avenir se devait d'être radieux, même s'il la faisait flipper devant tous les trous d'inconnu qui s'amoncelaient.
Elle s'escrimait à ne paraître qu'excitée quant à son départ vers l'Orient. Et elle s'est retrouvée très désappointée lorsque tout est tombé à l'eau.
Elle ne savait plus ce qu'elle allait faire. Elle était paniquée. Elle allait chez des gens pour se changer les idées, en boite, au lit.


« Tu disais assumer ne penser qu'à toi et vouloir que tout tourne autour de toi, ton plaisir, et ta volupté. Tu voulais être la reine, être la seule visible, et toujours gagner. Tu étais dans une éternelle compétition avec toi-même et avec la terre entière. Tu voulais être au dessus du lot. Et forcément, toutes les petites tracasseries de la vie te démontaient. Ton plan à l'étranger t'a fait pleurer et te refermer.

Un peu comme lorsque l'on s'est rencontré. Je t'ai pris sous mon aile. Tu as découvert toutes les astuces et ficelles du métier, tu n'étais pas seule, tu étais épaulée, on t'avait accueillie. Comme une princesse. J'étais pour toi le mec libre et bien foutu et plutôt sympa. Mais je n'étais pas libre à cette époque. Tu t'étais attachée avec le temps, d'une manière que tu ne savais pas expliquer, parce que ça t'aurait fait trop de mal.
Moi j'étais fidèle. »



Puis mon histoire s'est terminée. Plus ou moins mal, comme chacun sait autour de nous. Seul, je déambulais dans les méandres de mon cerveau, cherchant par tous les chemins à éviter de tomber sur mes pensées. J'errais, et me satisfaisais de simples choses.


« Tu ne voulais pas spécialement de moi. Tu aurais bien voulu que je te baise, que je lâche ma copine, que je te baise, comme un homme. Mais tu voulais quelqu'un de principes. Et c'est ce que je suis. Du coup, en toute logique, je ne pouvais vouloir de toi. A la rigueur, un soir de pleine lune ou de sècheresse, j'aurais couché avec toi, juste pour voir si tous tes prétendants t'ont donné un peu d'expérience ou si, même dans ce domaine, tu étais restée juchée à la cime de tes prétentions.
Et je ne t'ai plus intéressée. Car j'étais seul. Et qu'il n'y avait plus aucun challenge, plus aucune vie à briser. J'ai pû savoir que tu avais secrètement confessé, à l'aide d'alcool et de joints graisseux, que tu aurais aimé que je me sépare, pour toi.
Une pointe de regret ? Du ressenti ?
Je ne pense pas, tu es restée la même, tu n'as même pas été capable d'aller jusqu'à assumer ce côté que tu tentais désespérément de masquer en t'autocritiquant.

Tu avais voulu prendre un pouvoir que tu n'as jamais su comprendre, ni maîtriser. Sans demi mesure, tu as assouvi tes pulsions et plus encore, arguant au même désespoir que les hommes vides et sans intérêt. Tu prenais ton pied et juste après tes cliques et tes claques. Tu agissais librement disais-tu, et pour te défendre, tu lançais à qui voulait l'entendre, mais pas trop fort, que tu étais une salope.

Je te rassure. Tu es bel et bien une salope, bien que tu ne saches pas réellement ce que ça signifie. Et j'ai poussé le vice à faire semblant pour voir jusqu'où tu pouvais aller.

Tu n'aurais jamais réussi à me faire quitter qui que ce soit, surtout pour fourrer un vagin usé et sans énergie. Tu es bien loin désormais. Et peut-être que face à ton foutu miroir, il t'arrive de pleurer, entre deux joints qui t'éloignent de ton misérable univers cérébral. »




Et je me pose encore la question de savoir si oui ou non, je lui envoie cette lettre...

samedi, 05 janvier 2008

Test du resto Mirama

Bien qu'habitant loin de Paris, je dois avouer qu'il y a au moins une chose que j'apprécie particulièrement dans notre capitale : le nombre assez affolant de restos japonais. Et j'aime les tester... tous.

Je vais donc essayer de temps en temps de vous faire part de mes impressions, lors de mes pérégrinations dans certains de ces restos.


Mirama : Le règne du service minimum
17 Rue Saint-jacques
75005 Paris

Dès l'entrée du restaurant, la nervosité nous gagne. En effet, il faut faire la queue derrière une vingtaine de personnes. Premier gage de qualité avec ce que j'appelle la déco "old school", c'est-à-dire avec le canard laqué et le porc croustillant pendus tels des trophées sur la devanture du bouge. Au bout de 15 minutes d'attente, un serveur nous impose une tablée au sous-sol, dont la déco fait penser irrémédiablement à un caveau troglodyte. La promiscuité sera de mise, avec des compagnons de table plutôt bruyants. Bref, pour un tête-à-tête romantique avec sa copine, passez votre chemin.


Un service particulièrement amorphe
Le serveur se pointe et nous jette les cartes à même la table. Il en fera de même avec les couverts, qu'il posera négligemment sous notre nez, nous sous-entendant de faire le service à sa place. Bref, ça promet. Au bout d'une quinzaine de minutes de patience, les plats débarquent tels Louis XIV à la cours de Versailles. Pour ma part ce sera un riz cantonais à l'aspect fort engageant. Et là, alors que nous étions en pleine débâcle pour ce qui était de l'accueil, on se sent renaître dès la première bouchée de ce riz cantonais que je qualifierai de roboratif et surpuissant. Les divers éléments syncrétiques qui composent le plat semblent être de premier ordre : du porc rôti fondant haut en couleur, des petits pois, des petits morceaux de carottes, de l'oeuf et un riz savoureux, le tout garni d'un finish move à base de crevettes roses de calibre imposant. De plus, la dose est aussi massive que les supposées armes de destruction de l'Irak. On en prend plein les yeux et l'estomac. Le plaisir est turgescent !!!

Une ambiance de kermesse
En revanche, on a oublié de me filer un verre et une carafe d'eau. On m'apportera ces éléments essentiels pour la déglutition seulement au bout de 10 minutes, avec une motivation frisant celle du service public. Les divers protagonistes afférents au restaurant ne maîtrisent pas le dialecte local et communiquent en braillant, faisant naturellement abstraction de la présence des convives. Une source sonore à la fois anxiogène et exogène pour qui est habitué à grailler en paix. Pas la peine d'un second plat : mon ventre n'en peut plus d'extase. Je me prendrai à emporter du porc laqué, histoire de mettre un terme à cette expérience ubuesque. Je me battrai également pour réussir à obtenir l'addition qu'on m'apportera après 3 tentatives infructueuses dans lesquelles je ferai l'expérience de ce que l'on appelle communément "le vent".

Le verdict : avec une moyenne de plats à 8,50 euros, je m'en tire avec une addition relativement salée comparée à celle d'un bouiboui du "13" ou du "84". Mais il est vrai que la bouffe y est succulente, pérorée et élégiaque. Pour vous dire, et pourtant j'en ai fait des restos dans ma vie, il s'agit ici d'un des meilleurs riz cantonais et porc laqué qu'il m'ait été donné de déguster dans ma life. Bref, pour ceux qui privilégient le fond sur la forme, allez y les yeux fermés. Mirama illustre parfaitement la maxime qui dit que derrière un accueil bien rêche se cache le plus souvent une cuisine fine de haute volée.

Accueil : 1
Le minimum syndical voire moins.

Graille : 5
On est proche du nirvana buccal.

Vitesse d'exécution : 2
Les tôliers n'en ont clairement rien à battre.

Note finale : 4
L'un des meilleurs riz cantonais, porc laqué, canard laqué et poitrine de porc croustillante de Paris.


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Le syncrétisme de ce riz cantonais est alchimiquement parfait.

vendredi, 04 janvier 2008

Contes numériques Vol.1

Parce que certains jeux vous transportent au loin, parce que certaines expériences ludiques vont bien au-delà du jeu... j'ai décidé de leur rendre hommage dans cette rubrique baptisée Contes Numériques. Ici, rien d'autres que des mots. La traduction d'une sensation, d'un sentiment... Car l'instant est fragile. Un frisson, une passion et déjà les souvenirs rejaillissent. Et pour ce premier volet, laissez-vous happer par les ténèbres de Skull Island, antre du Roi. Un monstre de muscles et de poils. Un titan pourtant furieusement ébranlable. King Kong, un conte cinématographique qui, grâce au talent des équipes de Michel Ancel, aura réussi une étonnante arrivée dans nos contrées numériques. Lorsque l'action s'affranchit de certains de ses codes poussiéreux, l'immersion dévoile ses charmes...



b6faf4b8ca595a09d3b44006f4d1665e.jpgL’orage gronde. L’océan rugit. A tout instant, le Venture menace de s’empaler contre les récifs. C’est pourtant le moment choisi par Carl Denham, réalisateur fauché, pour mettre à l’eau une chaloupe. L’équipe sera restreinte. Son actrice : Ann Darrow. Son scénariste : Jack Driscoll. Et une poignée d’hommes de confiance... Face à eux, l’ombre grimaçante de Skull Island déchire la nuit ! L’œuvre de sa vie, Carl sait qu’il ne pourra la réaliser qu’ici. Les risques ? La peur ? Tout cela est bien vite balayé par l’ampleur de son ambition. C’est bien un nouveau pan du septième art qu’il s’apprête à révéler. A édifier. Son film mêlera aventure, frisson, réalisme et passion. Rien ni personne ne pourra le faire dériver de son objectif. Pas même ces cris perçus au loin. Encore moins ces sulfureuses fumées qu’on devine déjà derrière les montagnes aux crêtes aiguisées.

A peine le temps d’accoster que la pellicule s’emballe. Chaque détail doit être immortalisé. La caméra virevolte. Ici. Là. Elle capte chaque soubresaut de cette terre vierge. Inexplorée. Inhabitée ? Qu’importe, Ann donne déjà de la voix. Les premières répliques s’improvisent. Du naturel dans un décor surnaturel. Oui, voilà de quoi faire rêver des millions de spectateurs... Carl en viendrait presque à regretter que la pluie se soit calmée. Mais il faut avancer, explorer, trouver de nouveaux lieux, de nouvelles idées de mise en scène. Si chacun porte un fusil, c’est que l’incroyable peut s’inviter à tout moment. Il est d’ailleurs fiévreusement attendu... Après quelques heures de marche forcée, après s’être frayé un chemin tortueux dans cette jungle millénaire, l’équipe décide de se ménager un temps de répit. Il sera de courte durée...

f8c543044244c49059e2e919c2518a66.jpgDes arbres pleuvent des flèches, des mugissements retentissent. Distants, puis de plus en plus présents, oppressants. Des indigènes ! Des dizaines d’indigènes s’abattent sur le groupe désemparé. Au bois des sagaies répond l’acier des balles. Les douilles s’écrasent au sol. Les corps s’affalent, violement, sans pour autant ralentir le flot des assaillants. Jack Driscoll se bat comme un beau diable. Le sang se mêle à l’humus, tandis que Ann... Ann ? Où est-elle ? Dans la violence de l’assaut personne ne l’a aperç... Mais si, la voilà, dans les bras d’un de ces chiens aux maquillages de mort ! Il l’entraîne. Elle est vivante ! Il faut lui porter secours avant qu’il ne soit trop tard ! Mais aussi promptement qu’ils sont apparus, les indigènes se retirent. Pas de temps à perdre, il faut trouver leur refuge. Retrouver Ann ! Commence alors un nouveau périple dans cette forêt ruisselante, désormais résolument vivante. Vite, quelques centaines de mètres plus bas, des chants macabres jouent déjà avec l’écho...

Abritée derrière les murailles de bois, la horde indigène brandit ses lances, agitent des colliers produisant des cantiques aux accents cruellement funèbres. Les flammes dansent. Ann est bien là, en contrebas. Harnachée sur un autel de mort. Soudain, plus rien. Le silence tombe. Glacial. La terre semble retenir son souffle. Une hésitation générale. Une éternité sourde. Trop tard, de l’autre côté de la falaise, dans un déchirement, un colosse de poil surgit des sous-bois ! Un singe, un gorille, un monstre... un Roi ! Majestueux. Gigantesque. Irréel. D’un regard, il balaye l’horizon. Son allure massive et sa force imposent le respect. Face à lui, Ann se débat. Sa dernière heure est arrivée. C’est donc sacrifiée à ce titan qu’elle achèvera sa vie... Du haut des remparts, un borborygme se répercute lentement, puis de plus en plus vivement, scandé comme dans une transe collective : Kong ! Kong ! Kong !

80cb1b3fc2608ec0eb913b93d34a0fbc.jpgLe grand singe marque un temps d’arrêt avant de répondre avec rage à cet obscur appel. Arc-bouté sur ses membres postérieurs, il mugit, frappe son torse en cadence, ouvre une gueule béante, farouche ! Puis d’un mouvement il arrache Ann à ses liens. Son attitude étonne. Il l’observe. La renifle. S’apprête à la dévorer... non, dans un même élan, il comprime délicatement sa proie entre sa main droite et son abdomen, pivote, et s’engouffre dans la jungle. Pour Jack, le sort d’Ann ne fait aucun doute. Mais advienne que pourra, s’il veut encore pouvoir se regarder en face, il se doit de se lancer dans cette course folle. Son cœur bat à tout rompre. Ses tympans résonnent si fort qu’ils estompent la cohue environnante. Désormais, un seul son guidera ses pas : l’appel désespéré d’Ann. La chasse royale peut débuter...


-Panou-

jeudi, 03 janvier 2008

Ça s'passe comme ça...

Hi everybody...

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Pour fêter dignement les DEUX JOURS d'existence de ce Blog de l'impossible (Chammmpaaagnne !!), rien ne valait un petit mode d'emploi des lieux... histoire de prendre direct les habitudes qui vont bien. Hop.

Alors, comment ça marche ??

Outre la partie traditionnelle au coeur de la page, différentes rubriques existent déjà... et d'autres apparaîtront dans les jours à venir, certainement.

Le jeu du moment est là pour mettre en lumière un jeu qui aura interpelé mes yeux, mon p'tit coeur sensible ou autre chose... En gros il faut que ça me plaise, ou que je déteste. Pas de juste milieu. Non. Parce qu'en fait, oui, j'avoue c'est un peu le concept de toute cette histoire. Alors rêvons un peu...

L'album du moment, je ne vais pas vous en faire un dessin. Ni même vous le chanter, même si ça pourrait s'y prêter. Il s'agit de l'album qui me fait vibrer en ce moment, là, maintenant tout de suite. Un peu de magie mélodique et vous allez vite vous en rendre compte, au fil des semaines, il y en aura pour tous les goûts... Vous allez flipper, promis !!

Les albums photos, bien que vides pour l'instant, regrouperons des tas de photos et images qui me font rire, rêver, pleurer, toussa toussa... en espérant que vous y preniez goût.

Voili voilou, bien évidemment, ces rubriques vont bientôt gagner en contenu... et d'autres vont voir le jour (je pense à une rubrique intitulée "L'indispensable", dans laquelle je vous parlerai "du-truc-indispensable-qu'il-vous-faut-chez-vous-ab-so-lu-ment" !! C'est soit beau, soit pratique, soit les deux, soit autre chose d'encore plus cosmique. Mais en tout cas, oui, c'est indispensable).... Et quelque part, c'est ça qui est beau...

La biz, faites passer le message et see you soon !!

- Panou -

mardi, 01 janvier 2008

Welcome to my world...

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Un blog... pourquoi pas.

En tant que grand bavard devant l’éternel, cela fait quelques temps que je me dis qu'il faudrait que je m'y mette. Sans jamais concrétiser.

Alors moi, ici, là, maintenant ? La raison ? Pourquoi aujourd'hui ? Tout simplement car vous m'en avez donné l'envie. Vous qui me suivez depuis des mois, parfois même des années pour certains, via mon autre blog (mais skyblog, c'est le Mal, sachez le). Vous avez été si nombreux à m'envoyer vos messages de sympathie, à me poser x ou y questions... que, screugneugneu, non, je ne pouvais rester muet devant cet appel vibrant.

... Un ange passe, bienvenue dans mon univers cosmique...

Alors voilà, c'est décidé, je saisi au vol ma plume numérique, je badigeonne cette nouvelle maison avec des couleurs et des formes qui vont bien, et je me lance dans l'aventure !! Tayooo...

Cet espace, dans le fond, c’est avant tout le mien. Oui, bien sûr. Mais j'ai aussi envie que cela devienne le votre. Une sorte de lien, de fenêtre où je vous parlerai de ce que j'aime et de ceux que j'aime. Des bonnes, comme des moins bonnes surprises.

Il s'agit d'un instantané, en quelques mots et photos, de mon périple où je vous croiserai, j’espère, ici ou là...

Un lieu numérique, informatif, un rien sensible, et avant tout passionné.

Bien sûr il ne s'agit que des prémices. Au fil des jours, l'espace va s'étoffer avec des rubriques rien qu'à moi. En attendant, n'hésitez pas à faire part de vos envies, de vos remarques et réflexions. L'échange, il n'y a que ça de vrai...

Be happy, be funky, be with me...

- Panou -