samedi, 12 janvier 2008

La Boîte à Liens Vol.1

Allez zou, premier volume de la "boîte à liens" (je sais pas d'où m'est venue cette idée de merde pour le nom, mais je m'excuse), alors voilà grossomerdo le concept : aussi souvent que possible, je vais tenter de faire un récapitulatif des 5 vidéos, jeux, sites et autres fantaisies que l'on peut trouver sur l'Internet du Monde moderne, et qui m'ont interpellé pour telle ou telle raison, en faisant une sorte de listing de liens afin que vous, qui êtes chez vous assis confortablement sur votre séant, puissiez également en profiter.

Alors enjouaillez !


http://chucknorrisfacts.fr, c'est un site qui, comme son nom l'indique (ou pas), regroupe une communauté de fans de notre Dieu à tous, Chuck Norris. Alors bien évidemment, il faut prendre le tout au 100ème degrès (même le fait qu'il puisse exister des vrais fans de Chuck Norris sur Terre, je sais c'est effrayant). Le concept c'est que chacun d'entre nous peut envoyer des "faits" mettant en avant la virilité et la violence exacerbées de l'acteur, dans des situations courantes de la vie quotidienne. C'est très drôle, c'est frais, bref ça fait du bien... et en plus, c'est gratuit, alors pourquoi s'en priver ?

http://www.mozinor.com, c'est l'antre d'un fou pas comme les autres. Ce gars s'est mis en tête, un beau jour (ou une belle nuit hein, qui sait), de reprendre le concept d'un vieux film sorti il y a presque 20 ans, à savoir "Le Grand Détournement", dont le concept était de doubler des scènes de films déjà existantes, en faisant dire aux protagonistes des choses complètement décalées, entraînant par conséquent des scènes totalement burlesques et à mourir de rire. Sur ce site, donc, vous trouverez les travaux de Mozinor (qui fait tout tout seul, comme un grand garçon), et croyez-moi, vous ne le regretterez pas (ne ratez pas les parodies de "Bite It", "OO7", "Cesar CSI", ou encore "Kong-Lanta").

http://gh.ffshrine.org/soundtracks/view-all, c'est le site juste parfait pour tous ceux et toutes celles qui, comme moi, sont passionnés de musiques de jeux vidéo et/ou mangas. Ce site propose de référencer un nombre hallucinant de jeux et d'animés, à partir desquels vous pourrez télécharger les OST, tout simplement. Le site compte actuellement plus de 2000 OST, et ce nombre ne cesse de croître chaque mois... Le temple des mélomanes, en somme. (notez que parmi les différentes rubriques se trouvant sur la droite du site, vous aurez également accès à d'autres samples de musiques de l'époque 8-Bits, ainsi qu'à des artbooks complets de jeux et animés célèbres)

Pour continuer sur ma lancée "retro", sur http://www.abandonware-magazines.org/index.php vous trouverez, grâce au travail extraordinaire de quelques passionnés, une bibliothèque numérique consacrée aux anciens magazines informatiques, rien que ça. Ces p'tits gars se sont "amusés" (si on peut dire) à ressortir d'anciens numéros de magazines très célèbres d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, et à les scanner afin de les mettre à disposition du plus grand nombre via le Web. Le travail effectué est magistral, et on ne peut que saluer un tel effort. Chapeau les gars ! Et merci...

Et enfin, le dernier de cette première sélection se trouve être le site http://www.coucoucircus.org/
Ici, la base de données mise en place recense des milliers de génériques ! Qu'il s'agisse de séries, d'émissions télé, ou encore de dessins-animés/mangas, des années 50 à aujourd'hui, vous trouverez ici votre bonheur... une simple recherche rapide, et vous voilà en train d'onduler votre corps au rythme de vieilles mélodies qui vous ont hantés dans votre jeunesse, ou qui continuent de vous hanter aujourd'hui à travers vos souvenirs ou via la télévision. Soirées karaoké en perspective qui plus est, puisque les paroles, lorsqu'il y en a, s'affichent en même temps que la chanson. Que du bonheur !


Voilà pour ce premier volume de mes liens à moi que j'aime...

Sachez que votre serviteur a décidé de partir un peu à la neige, et ne reviendra que mardi soir. Je vous donne donc rendez-vous mercredi soir, et en attendant portez-vous bien.

See you soon.

jeudi, 10 janvier 2008

[Fiction] Un accident attendant d'avoir lieu...

Il a plu toute la nuit.

Et nous sommes montés en voiture, elle au volant, moi à sa droite.

Autour de nous, le noir, la forêt et ses arbres dénudés par l'hiver ; devant nous, la route, sans véritable début ni fin.

Et on a mis Kid A de Radiohead.

Alors que la voix étouffée et lacérée qui accompagne le début d'Everything in it's right place laissait la place à celle, épurée, de Thom Yorke, elle m'a dit :

« Je te raccompagne chez toi, et après on convient qu'on ne se reverra plus. D'accord ? »

Je ne pouvais pas être entièrement d'accord avec cette proposition. Moi j'avais envie de tout reprendre avec elle, de faire ma vie en sa compagnie, de lui faire oublier ce que j'avais fait, de lui faire des enfants, de lui faire l'amour, bref de faire ; pourtant, sans bien comprendre ce qui me passait par la tête, je lui ai répondu :

« OK. De toute façon c'est ce que je comptais faire. »

On a démarré, commencé de rouler. J'ai allumé une cigarette ; elle aussi. Je me tournais régulièrement vers elle pour jeter un œil à son visage et tenter d'analyser ce à quoi elle pouvait bien penser.

Je ne savais pas trop comment on en était arrivés là ; mais en y réfléchissant, je me suis dit que notre couple avait en fait été, depuis le début, un accident attendant d'avoir lieu.

Kid A. La lumières des phares tansperçant la pluie qui filait sur nous a transformé les gouttes en une myriade d'étoiles filantes. J'ai regardé la pluie s'écraser sur notre pare-brise et créer des rivières se dirigeant vers les bords de celui-ci, et l'ombre de ces rivières a dessiné sur elle des larmes noires s'écoulant le long de ses joues et sur sa poitrine ; pourtant elle affichait un air doux, presque souriant.

Nous roulions depuis un moment, le temps nécessaire à ce que The National Anthem se lance, quand nous avons aperçu des phares dans le rétroviseur. En soi, ça n'avait rien d'étonnant ; ce qui l'était, c'était la vitesse à laquelle ils semblaient se rapprocher de nous.

En quelques secondes, ils se sont trouvés à quelques mètres derrière la voiture. Elle a accéléré, en même temps que l'avalanche de cuivres de la chanson a déferlé sur nos oreilles. Le véhicule qui nous suivait a accéléré à son tour pour nous coller au train. Nous devions rouler à 130 kilomètres par heure, sur une minuscule route de campagne perdue dans le Massif Central ; et il devenait évident que la voiture de derrière avait envie de nous emmerder, voire de nous pousser à l'accident.

J'ai été stupéfait de l'agilité dont elle faisait preuve au volant : elle enchaînait les courbes et virages sans trembler, sans la moindre erreur ; notre auto semblait flotter à quelques centimètres du sol, évoluer avec grâce et sans heurt. Pour autant, la voiture qui nous poursuivait ne montrait aucun signe de désistement ; avec la même agilité, son conducteur restait collé à nous, comme si nous dessinions un rail auquel il s'était greffé et qui l'empêchait de décrocher.

Alors que le disque arrivait sur How to disappear completely, elle m'a dit, avec un sourire paisible :

« Je crois que nous allons mourir cette nuit. »

J'ai eu envie de lui dire que non, qu'elle conduisait parfaitement et que notre poursuivant allait se lasser, comme dans la pub pour les pâtes Barilla, mais je me suis abstenu, pour éviter de la déconcentrer.

Optimistic. J'ai ouvert un paquet de chips, j'ai commencé à en grignoter quelques unes. Elle m'a demandé de lui en passer ; je les lui ai présentées directement devant la bouche, comme des hosties.

Derrière, l'auto continuait de nous suivre à la trace, nous donnant parfois des coups dans l'arrière-train.

Je me suis dit que la sodomie automobile n'était pas vraiment une pratique sexuelle qui m'attirait, et c'était un message que j'avais envie de faire comprendre à celui qui nous poursuivait.

Idiotheque. Je me suis demandé qui pouvait d'ailleurs nous en vouloir comme ça. Etait-il un homme ? Une femme ? Un vieux, ou un jeune ? Un lémurien ? Peut-être autre chose que tout ça ; il pouvait s'agir de n'importe quoi : un petit pois géant, une seringue pleine d'héroïne, ou une fleur.

Morning Bell. Peut-être était-ce le passé de notre couple qui nous rattrapait, les erreurs que j'avais commises qui revenaient à la charge, ou bien sa rancœur à elle qui voulait tout effacer de nous.

Nous venions de finir le paquet de chips et le CD commençait de s'achever sur Motion Picture Soundtrack. Elle semblait toujours aussi calme, sûre d'elle et de sa capacité à nous sauver ; à moins que son air assuré ne provînt de sa certitude que nous vivions nos dernières minutes, et son calme du fait qu'elle avait déjà accepté cette idée et qu'elle la voyait comme la plus belle chose pouvant nous arriver.

La harpe électronique de la chanson a disparu dans le silence qui précède la virgule finale de l'album ; nous sommes arrivés au abords d'un virage serré. Je ne sais pas si ç'a été volontaire de sa part, mais ce virage, nous l'avons loupé. La voiture a filé hors de la route, et en la sentant quitter le sol j'ai compris que nous étions au bord d'un ravin.

Nous avons plané quelques secondes, pendant lesquelles j'ai allumé une cigarette, pendant lesquelles elle s'est regardée dans le rétroviseur, et pendant lesquelles la virgule finale de Kid A s'est envolée.

À ma droite, j'ai vu nous doubler la voiture qui nous avait poursuivis, et qui avait décollé avec nous.

J'ai vu la personne qui se trouvait dedans.

C'était elle, avec le même sourire doux, calme et sûr qu'elle avait affiché pendant toute cette poursuite.

J'ai regardé à ma gauche.

Elle était toujours là, mais elle pleurait. Elle s'est tournée vers moi, et son regard était empli de tous les reproches qu'elle n'avait jamais osé me faire, de tout ce qu'elle n'avait jamais voulu me dire pour éviter à notre couple de mourir, de toute la souffrance qu'elle avait endurée pour nous faire survivre.

Notre voiture a cessé de planer et a pris de l'altitude, tandis que l'autre, celle ou se trouvait son visage souriant, a décroché de notre trajectoire pour sombrer dans l'obscurité.

Nous nous sommes envolés. Et il a plu toute la nuit.

mercredi, 09 janvier 2008

L'indispensable Vol.1

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Laissez moi vous conter l’histoire de Jukka Setala, un designer from Finland qui, un beau matin, eu l’idée de dépoussiérer le bon vieux concept du pouf à l’ancienne. Une cure de jouvence boostée par une colorométrie exubérante (parmi les 15 coloris, on retrouve du vert pomme, du rose bien rose, du turquoise à l’étonnante pureté, de l’argenté so fashion ou encore un ensemble camouflage à croquer) et un zeste d’élégance design suffirent à produire le miracle : le Fatboy était né et une seule pulsion allait alors nous hanter : nous y vautrer encore, et encore !!

Comme son nom tentait de vous le faire percevoir, le Fatboy est un gros garçon. Du coup, lorsqu’il s’agit de parler mensurations, le bestiau se la joue particulièrement généreux. Notez plutôt : un joli 140 x 180 cm, pour 8 kilos. Et oui, à trimballer, on se marre tout de suite moins (c’est du vécu)…

562aa0857124aaca53a2096c85194a29.jpgMais une fois rapatrié dans votre funky casa, cet objet cosmique se façonne selon vos envies. Tour à tour, il devient une piste d’atterrissage pour les acrobates en chambre, se transforme en canapé lounge protéiformes, et peut même servir d’élément de déco à part entière. Les milliers de micro-billes contenues dans cet ensemble en nylon ont été conçues pour avoir une « mémoire de forme ». En clair, vous vous vautrez, le Fatboy s’adapte à votre corps, moule votre empreinte et ne bouge plus.

Une fois la pause relax finie, hop, un bon coup dans le sac à malice et votre Fatboy reprend une forme à redéfinir. Design, agréable, pratique, ludique et un rien créatif… ne cherchez plus, vous allez craquer !!

Mais attention, si vous désirez le top du top, LE Fatboy Collector cosmico-stylish, il faudra porter votre dévolu sur la ligne Marrimeko. Ici, out les couleurs unies, place à des fresques florales à haute teneur classieuse ! Même dimension, prix légèrement supérieur (249€, au lieu des 159€ d’un Fatboy classique), mais tellement plus de glamour…

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Enfin, pour ceux qui ne peuvent vivre sans comparaison, sachez qu’il existe aussi la marque SIT On It, calqué sur le même modèle, mais avec quelques subtiles différences. Les SIT On It bénéficient en effet d’une enveloppe plus légère que les Fatboy, ce qui les rend un peu plus souples, plus délicats au toucher. Le transfert de chaleur des billes en PVC est aussi un soupçon plus efficace, tandis que la taille affiche un 150 x 180 cm soit un rien plus imposant qu’un Fatboy. Dans l’absolu, les SIT On It offre un confort légèrement accru, mais à un prix aussi en hausse. Comptez dans les 180€.

Maintenant, à vous de vous créer votre cocon personnalisé…
En attendant, je retourne m'y vautrer avec volupté...

Fatboy : http://www.fatboy.nl
SIT On It : http://www.sitonit.be

- Panou -

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mardi, 08 janvier 2008

January's Vibes...

La musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée
- Platon -

Et moi je suis super en phase avec mon pote Platon...

La musique c’est la sève de ma vie, ma bulle d’envies. Du coup, chaque mois, je vous proposerai ma sélection de quelques titres irriguant mes tympans et m’emmenant far far away... Libre à vous après de courir les découvrir en allant les dégoter chez votre disquaire ou sur iTunes & Co...

Attention, mes playlist sont garanties 100% subjectives, avec aucun classement de préférence, aucune volonté d’élitisme, pas de course effrénée à la nouveauté, juste des coups de cœur sachant habiter l’espace. L’important c’est d’aimer, pas de comptabiliser, avec en maître mot : éclectisme et cosmicité...

So just enjoy...

01. Boston / Augustana
02. Happy Ending / Mika
03. Rappers Delight / Sugarhill Gang
04. Around The World / Daft Punk
05. The Kids Aren't Alright / The Offspring
06. No, It Isn't / +44
07. Mode Arcade / Vegastar
08. 12:59 Lullaby / Bedouin Soundclash
09. Nightfall / Blind Guardian
10. Stadium Arcadium / Red Hot Chili Peppers



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lundi, 07 janvier 2008

I’ve seen the sky open and the fallen stars…

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Have you ever been in love ?
Felt free like the wind...
Wrote a letter that never came...
Had some faithful friends...
Prayed for someone you care...
Stayed alone to watch the stars...
Missed someone you love...
Been defeated under the rain...
Wanted to give your life to saved another one...


Il y a ces soirs où l’on part capturer les étoiles...
Où l’on sent son cœur chavirer...

Et puis il y a ceux qui en quelques paroles, en un regard, d’un simple geste, ou d’un trait emprunt d’innocence savent vous parler… directement, viscéralement.

Noir et blanc. Simple et touchant. Enfantin et fulgurant.

Aujourd’hui, j’avais envie de vous présenter l’œuvre de Kendy. Rares sont ceux qui, aussi limpidement que lui, savent faire surgir autant de sentiments avec tant de sobriété. Ces dessins ne s’adressent pas qu’aux yeux, ils nourrissent avant tout les tripes et font rejaillir souvenirs, mélancolies, ou rêves le tout saupoudré d’un zeste de féerie macabre. Souvent triste, toujours évocateur, le message porte plus loin que le simple cadre du dessin. Pour peu, on pourrait parler de Burtonnerie manga-ifiée… et, j’avoue, j’adore…

Je vous invite donc à aller flâner sur son site où vous pourrez découvrir l'intégralité de ses envoûtantes créations. Pour les plus passionnés, il vous sera même possible d’acheter des toiles, des t-shirts, voire même de petites statuettes autrement plus classes que le pantin O'Cédar…

Le plus beau reste à venir. Vivez vos rêves.
Ce sont les envies qui créent la vie…

Have you ever... http://mapage.noos.fr/aberrancerecords/misterkcartoon.wmv

L’antre de l’artiste
http://www.mister-k-cartoon.com/main.htm

- Panou -

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