vendredi, 21 mars 2008

Nos amis les jeunes : Introduction

Enfin ! J'ai mon nouveau PC ! Vous allez en chier maintenant ! On repart pour des tonnes de billets, alors accrochez vos cigarettes, et éteignez vos ceintures (euuuuh... ) !


Les vieux sont étranges, c'est un fait. Mais aussi étrange soit un vieux, il ne le sera jamais autant qu'un jeune. Les jeunes constituent la partie la plus incompréhensible de l'espèce humaine. Surtout les jeunes garçons.

De zéro à vingt-cinq ans environ, on est appelé jeune ; c'est-à-dire que c'est une période pendant laquelle on pourra connaître successivement la débilité animalière, l'affirmation du moi, la tyrannie de nos exigences vaines, l'impossibilité de supporter la présence d'autres jeunes, la méchanceté gratuite, le mensonge sans culpabilité, l'adoration des adultes, la transformation du corps et de l'esprit, une obsession malsaine des nichons et des touffes, la frustration liée à l'impossibilité de profiter des nichons et des touffes, une cruauté sans limite à l'égard des porteuses de nichons et de touffes, un rejet mérité par les porteuses de nichons et de touffes, les boutons sur la gueule, lA vOix qUi dérAille, l'hédonisme comme seule justification idéologique de nos accès masturbatoires, les appareils dentaires, l'athéisme parce que les curés c'est tous des pédophiles, parce que les cathos c'est des cons, parce que la religion merde à la fin, parce que c'est la mode, et parce que Dieu n'existe à l'évidence pas ; des revendications anarchiques convaincues que l'anarchie signifie l'absence de règles, une opposition farouche aux racistes, une certaine méfiance envers les bougnoules (on sait jamais avec ces gens-là), la découverte d'une station de radio ultra-cool, l'affirmation de goûts musicaux qui nous foutent la honte un an plus tard, la découverte des jeux vidéo, l'amour du cinéma intellectuel avec Americain Pie comme étendard, la jubilation suscitée par les premiers films érotiques vus en cachette et la sensation d'être un adulte, la volonté de dire "merde" à tout ce qui émane de l'autorité parentale – sauf bien sûr à son argent de poche -, le besoin incontrôlable de posséder un scooter avant de passer à la Kawasaki, des passions subites pour différents sports, l'envie de faire de la muscu pour draguer en paix, l'envie de devenir musicien, l'achat inconsidéré d'une guitare électrique dont les quelques essais amèneront à penser que la musique, euh, finalement pas trop, l'utilisation abusive de gros mots pour se donner une contenance, une certaine propension à menacer de violences une personne qui nous est opposée dans les idées (par exemple, une personne qui ne porte pas de Nike Air), l'envie de rencontrer un véritable amour avec lequel poser les bases d'une relation saine, équilibrée et chiante, la volonté d'échapper à tous ces cons qui pourraient voter pour leur bite à des élections présidentielles, un détachement total vis-à-vis du baccalauréat, un stress complet vis-à-vis du baccalauréat, un désir de tabasser tous les profs, un besoin profond de refaire mai 68, le fantasme d'une nouvelle révolution, l'idée que les CRS n'existent que pour se faire tabasser dans des manifs, l'idée que les manifs sont inutiles, l'idée que les manifestants sont tous manipulés par les communistes, l'idée que tous les non-manifestants sont des fachos, la liberté d'expression capillaire man, les pétard entre amis, l'impression que fumer des joints est un acte hautement subversif par lequel on atteint la forme la plus aboutie de liberté, le sentiment de fierté lié à la consommation de shit ou d'herbe, la sensualité d'une cigarette au bout d'une main, la grâce des porteuses de nichons et de touffes, leur intelligence, la disparition du malaise qui nous taraudait durant les vingt précédentes années, la perte du dégoût de l'humanité, la découverte du goût du vin, le miracle de la vraie sexualité, le miracle de l'amour, le miracle de notre existence, le miracle de notre vie tout entière.

Ceci est un résumé loin d'être exhaustif des différents stades qu'un jeune mâle est susceptible de connaître durant sa maturation.

Nous étudierons donc, dans les jours à venir (eh ué, j'entretiens le suspense, va falloir patienter maintenant que chuis de retour, bande de branleurs !), trois des ces stades, à travers l'analyse d'un collégien type, d'un lycéen type, et d'un étudiant type.

Stay tuned...

Commentaires

on attend ça !

tu pourras faire aussi une note sur les trentenaires ?

Ecrit par : Loïc | vendredi, 21 mars 2008

Je verrai, si l'inspiration est suffisante pour en faire un texte, pourquoi pas ^^

Pour l'instant, je dois avoir une dizaines de textes en réserve, donc je compte les écouler avant que d'autres idées ne viennent me hanter ;)

P.S.: Texte du collégien en ligne !

Ecrit par : Panou | vendredi, 21 mars 2008

oui mais c'est vrai que les trentenaires ont moins de caractéristiques communes. C'est très varié. Du coup, difficile de s'en moquer.

Ecrit par : Loïc | samedi, 22 mars 2008

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